Diana : Une romance fadasse, peu crédible et sans charme

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16 ans après la disparition de Lady Diana, une sorte de biopic inintéressant au possible débarque sur nos écrans. Si Diana retrace les dernières années de la vie de la célèbre princesse, c’est avec d’énormes pincettes, beaucoup de minauderies et aucune crédibilité ni prise de risque. En espérant contenter tout le monde, Oliver Hirschbiegel, le réalisateur, se vautre royalement dans un film d’une tiédeur effarante aux allures de téléfilms dignes d’un après-midi sur M6…

Le pitch : La grande histoire d’amour méconnue entre la princesse Diana et un chirurgien d’origine pakistanaise, 2 ans avant sa mort.

Des personnalités charismatiques au destin tragique, le monde en a connu quelques unes (JFK, Marilyn Monroe…). Encore aujourd’hui, certaines demeurent intouchables dans le cœur des gens et si ces idoles disparues cumulaient certains défauts, personne n’a envie d’en entendre parler. Lady Diana fait partie de cette caste, de son parcours incroyable à sa disparition brutale, nous sommes probablement beaucoup aujourd’hui à parfaitement nous souvenir du moment exact où nous avons appris la nouvelle. Autant dire que l’idée de faire un film sur la princesse Diana était courageuse ; choisir une période significative était intéressante… Mais voir un film intitulé Diana se résumer qu’à une simple histoire à l’eau de rose, c’est très décevant.

Long, pénible et peu convaincant, le film part du principe que le public est déjà aux faits concernant la vie de lady Di. Dès le début, Diana nous plonge dans un univers froid et peu glamour, nous mettant face à une femme esseulée et sur les nerfs. Deux phrases d’introduction servent à planter le décor et pour le public (plus jeune), il faudra faire preuve d’imagination pour remplir les trous. Effectivement, si les grandes lignes sont connues, cette façon abrupte de débuter le film ne permet pas de créer un lien entre la femme que nous voyons à l’écran et la Princesse de Galles. Ce manque de background se révèle finalement pesant car même si on comprend que la Princesse vit plus ou moins enfermée dans une tour d’ivoire, même si sa fraîcheur est parfois touchante et amusante, difficile de s’y attacher tant cette représentation de Lady Di est éloignée de ce que l’on a pu voir d’elle, à l’époque. D’ailleurs, à force de vouloir trop ressembler à la princesse, les mimiques forcées et la voix fluette de Naomi Watts irritent dès les premières minutes. La rencontre avec Hasnat ne va pas arranger les choses.

Trop de love, pas assez de story. Le film pourrait tout aussi bien avoir un autre (pré)nom ou sortir d’une écurie Disney (qui a dit Princesse malgré elle ?) tant l’histoire de la princesse qui tombe amoureuse d’un homme ordinaire est usée et ne fait plus rêver depuis longtemps. En tout cas, pas lorsqu’il s’agit d’un personnage aussi iconique que Lady Diana et encore moins quand la love story racontée s’avère aussi peu inspirée. A la fois mièvre et soporifique, Diana ne parvient pas à créer la magie attendue et ne fait certainement pas de bien à l’image de Lady Di, la rendant souvent nunuche, bien trop naïve et utopiste (comme si elle ne venait pas de vivre une horrible séparation !). De grandes longueurs et des discussions inutiles alourdissent le film qui manque déjà cruellement d’authenticité et de crédibilité.
Où est passée la femme brisée qui n’hésite pas à donner de son temps en Afrique tout en luttant pour continuer à voir ses enfants ? Est-elle vraiment capable de perdre toute raison pour un homme, après tout ce qu’elle a vécu ? Impossible de savoir quel pourcentage de vérité contient le film Diana, toujours est-il que le résultat n’est pas folichon car ce n’est finalement qu’une histoire déjà vue / déjà racontée d’un amour impossible entre deux personnes qui n’appartiennent pas au même monde.
Seule la fin du film s’avère évidement bouleversante, réalisée avec beaucoup de tact et de respect, mais clairement, Lady Di méritait mieux qu’un biopic mollasson et vide d’émotion, se contentant de caricaturer la princesse et de reprendre ses moments les plus marquants (interviews, photos volées…) au lieu de s’intéresser à la femme qu’elle était réellement. En fait, le film occulte complètement la femme derrière le titre de princesse, ce qui est plutôt paradoxal vu que le film s’appelle Diana, et non Lady Diana ou Princesse Diana… Il semblerait que, selon Olivier Hirschbiegel, Diana n’existe qu’à travers l’amour ce qui, en réalité, n’est absolument pas le cas. Bizarre.

Au casting, Naomi Watts (Le cercle, King-Kong, The Impossible, Perfect Mothers…) tient le rôle-titre et dans sa course à l’Oscar, rien ne l’arrête. Malheureusement, son jeu, calqué sur les apparitions (télévisées) de la Princesse, se transforme en une pale imitation souvent horripilante et agaçante. A ses cotés, Naveen Andrews (Lost, A vif, Planète Terreur…) réussit à tirer son épingle du jeu, paraissant bien plus naturel et détendu que sa partenaire.

En conclusion, Diana se résume à une romance fadasse et peu crédible, malgré quelques aspects relativement instructifs (sa relation avec Dodi Fayet et son coté légèrement manipulateur…). La prestation poussive de Naomi Watts est, pour ma part, un des éléments le plus repoussants du film, suivi de près par un scénario aussi plat qu’inintéressant.

Meryl Streep didn't won, so IF Nicole Kidman sucks in Grace, I might have a chance, yeah? Oscar, yes?

Meryl Streep didn’t win, so IF Nicole Kidman sucks in Grace, I might have a chance, yeah? Oscar, yes?

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