[SNIF] Top 5 des films qui (me) font pleurer

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ATTENTION, CET ARTICLE CONTIENT DES SPOILERS (MASQUÉS)

À l’occasion de la sortie de Nos Étoiles Contraires de Josh Boone, déjà acclamé aux États-Unis et annoncé comme le film le plus émouvant de l’année, voici les rares films qui ont réussi à me tirer quelques larmes, voire de bons gros sanglots (sachant que j’ai un peu un cœur de pierre, ce n’était pas gagné) :

La Vie Est belle, de Roberto Benigni (1998)

la vie est belle

Le pitch : En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d’ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l’administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l’enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils: Giosue. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur et Guido est juif. Il est alors déporté avec son fils. Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène aux camps de la mort où Guido veut tout faire pour éviter l’horreur à son fils…
Avec Roberto Benigni, Horst Buchholz, Marisa Paredes…

Niveau de la larmichette : Faible
Particularité : Film vu en classe (oops)
Ce qui m’a fait craquer : Comme beaucoup d’entre nous, j’ai découvert l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale au collège, à grand renfort de cours et de documentaires. Cette époque m’a toujours beaucoup touchée et j’avoue avoir préféré faire la sourde oreille en cours pour éviter d’y penser. Et puis, un de mes profs a eu la grande idée de projeter le film La Vie Est Belle en classe. Je ne l’ai vu qu’une fois (je refuse de le revoir depuis), mais je me souviens des nombreux contrastes du film, l’amour opposé à la mort et l’humour opposé à l’effroi glaçant des camps de concentration. Plusieurs moments restent en mémoire : le petit Giosue qui se sauve d’une mort certaine en refusant d’aller à la « douche », Guido qui diffuse une chanson dans les hauts-parleurs pour Dora… Mais c’est surtout la fin qui agit comme un coup de grâce, vue par les yeux de l’enfant qui voit son père jouer les prisonniers, [SPOILER] puis la froideur avec laquelle le soldat l’abat dans un coin [/SPOILER]. Horrible. Rien que l’écrire, j’ai encore des frissons. La plupart de mes camarades s’en fichait du film, donc j’ai dû me retenir de pleurer (ah, l’adolescence…).

Moulin Rouge ! de Baz Luhrmann (2001)

moulin rouge

Le pitch : A la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Epoque, Christian, un jeune poète désargenté, s’installe dans le quartier de Montmartre et découvre un univers où se mêlent sexe, drogue et french cancan, mais se rebelle contre ce milieu décadent en menant une vie de bohème. Il rêve d’écrire une grande pièce, et le peintre Henri de Toulouse-Lautrec est prêt à lui donner sa chance. Celui-ci a besoin d’un spectacle grandiose pour le Moulin Rouge et le poète est embauché pour rédiger le livret de la revue. C’est là qu’il tombe amoureux de la courtisane Satine, la star du prodigieux cabaret…
Avec Nicole Kidman, Ewan McGregor, John Leguizamo…

Niveau de la larmichette : Faible
Particularité : On m’a forcée à le regarder.
Ce qui m’a fait craquer : Moi et les romances, ça fait deux. Moi et les comédies musicales, ça dépend. Du coup, j’étais pas hyper emballée par ce film et, en fait, la première fois que je l’ai vu, j’ai tenu 15 minutes avant de déclarer forfait. Et puis un jour, il y a environ 7 ans, je participe à une soirée DVD où on me force à regarder Titanic (arf…) et Moulin Rouge !, avant de regarder Tomb Raider 2. Du coup, j’ai accepté (car j’idolâtre Angelina Jolie, donc j’accepte n’importe quoi). Imaginez mon état quand Moulin Rouge ! commence, après 3 heures de guimauve Titanesque (la seule et unique fois où j’ai vu ce film, en 2007 donc. J’adore James Cameron, mais là, non). Puis, comme je n’avais rien d’autre à faire, j’ai suivi le film et je me suis attachée à cette histoire d’amour Shakespirienne, aux tableaux visuels et musicaux truffés de reprises fantastiques (Roxanne, The Show Must Go On…), jusqu’au moment où, coup de grâce, [SPOILER] Satine meurt. Ce dernier souffle, cette toute petite voix, Ewan McGregor en larmes…[/SPOILER] C’en était trop pour moi, la larme a coulé. Aujourd’hui je l’admets volontiers, j’aime ce film et j’ai acheté le DVD très vite après cela.

Monster, de Patty Jenkins (2004)

Monster

Le pitch : Depuis déjà longtemps, Aileen erre sans but et survit en se prostituant. Lorsqu’un soir, le moral au plus bas, elle rencontre dans un bar la jeune Selby, c’est le coup de foudre. Pour protéger leur amour et leur permettre de subsister, Aileen continue de se vendre jusqu’à cette nuit où, agressée par un de ses clients, elle le tue. Ce premier crime marque le déclenchement d’un terrible engrenage…
Avec Charlize Theron, Cristina Ricci, Bruce Dern

Niveau de la larmichette : Moyen
Particularité : Première fois que je pleure au cinéma
Ce qui m’a fait craquer : Au-delà de son look, Charlize Theron est tout simplement impressionnante dans son rôle, tandis que le film cumule les traumatismes et présente une femme qui n’a jamais eu une main tendue ou un soupçon de chance dans sa vie. Alors qu’Aileen retrouve goût à la vie grâce à l’amour, elle s’enfonce dans une spirale infernale. Et pourtant, le coup de grâce est venu dans les dernières minutes, [SPOILER]lorsqu’Aileen est trahie par celle qu’elle aime[/SPOILER], malgré tous les sacrifices et les horreurs qu’elle a commis pour la préserver. Bien que rien n’excuse ce qu’elle a pu faire, Monster montre la facette humaine de celle qui a été désignée comme la première tueuse en série des États-Unis, du coup, entre attachement et compréhension, Patty Jenkins dresse un portrait saisissant et bouleversant d’une femme dont le parcours n’a jamais été favorable, quoi qu’elle fasse.
Bref, j’ai pleuré pendant 5 bonnes minutes en profitant de l’obscurité de la salle de cinéma pour me cacher (avec ma cousine complètement hilare à coté de moi).

Le Secret de Brokeback Mountain, d’Ang Lee (2006)

brokeback mountain

Le pitch : Eté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d’une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu’inattendue. À la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l’amour né à Brokeback Mountain.
Avec Heath Ledger, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway…

Niveau de la larmichette : Élevé
Particularité : j’ai fait campagne autour de moi pour forcer mon entourage à voir le film.
Ce qui m’a fait craquer : Tout. L’amour impossible, les non-dits, les interdits, la performance des acteurs et le talent du réalisateur. Si beaucoup ne retiennent que la scène de la tente, pour moi c’est tout le personnage tenu par Heath Ledger qui définit la dimension dramatique du film, tant il est hanté par ses craintes et impuissant face à ses a-priori et autres traumas ancrés profondément dans sa mémoire (petit, son père lui a montré quel sort était réservé aux hommes soupçonnés de « garder les moutons ensemble »). Tableau réaliste d’une époque figée dans ses propres préjugés, le film cristallise un amour insoutenable, impossible et passionnel, si beau que mon cœur se serre rien qu’en voyant l’affiche. Le coup de grâce : lorsqu’Ennis rend visite aux parents de Jack (très tolérants, d’ailleurs) et qu’il retrouve sa chemise. On comprend alors que ce dernier la lui avait piquée après leur premier été ensemble, à Brokeback Mountain, et l’avait gardée.
Après ce film, Heath Ledger est devenu un de mes acteurs favoris et sa prestation dans The Dark Knight n’a fait que confirmer son talent. Et puis… 😦

Alabama Monroe, de Felix Van Groeningen (2013)

AlabamaMonroe

Le pitch : Didier et Élise vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle…
Avec Johan Heldenbergh, Veerle Baetens, Nell Cattrysse…

Niveau de la larmichette : Déprime
Particularité : Grosse déprime
Ce qui m’a fait craquer : Dès le début, on sait que qui nous attend : l’histoire d’amour sur des airs de bluegrass, la maladie de la petite fille dont l’issue n’est pas des plus optimistes… Alabama Monroe s’annonce triste. Mais là où un film américain aurait misé sur le pathos à outrance, le réalisateur nous balance en pleine figure la souffrance à l’état brut des personnages, [SPOILER]déchirés par la mort de leur petite fille[/SPOILER]. Et surtout, la musique colle parfaitement au film, complètement dépouillée et sans artifice, traduisant la vie dans toute sa simplicité, avec ces joies et ses malheurs. Le coup de grâce est difficile à cerner tant le film forme un tout, et pourtant je me souviens surtout des larmes d’Élise dans sa voiture. C’est une scène qui vient régulièrement hanter le film au début, sans être reliée au reste, puis finalement le film nous la livre telle quelle, comme une bombe.
Après le final en musique, j’ai pleuré. Puis j’ai écouté la bande-originale, et j’ai repleuré. Ensuite je suis allée me coucher avec la musique, en pleurant. Et je me suis endormie comme ça, recroquevillée comme un bébé. La déprime totale. Pendant quelques jours après ça, j’étais encore émue en écoutant la musique. Pas étonnant que ce film à la fois sublime et bouleversant ait été directement dans le top 10 de mes films favoris de 2013 après visionnage.

***

Et voilà, c’est tout pour ce top et mes petites confidences.
Pour l’instant, cette année je n’ai pas pleuré, même si Her de Spike Jonze m’a mis dans un état second, alors que States Of Grace de Destin Cretton caracole déjà parmi mon top 10 annuel. Quant à Nos Étoiles Contraires, j’ai déjà eu l’occasion de le voir et si je n’ai pas pleuré une fois, je peux vous assurer que l’émotion était au rendez-vous. Pour les âmes sensibles, je recommande vivement le paquet de mouchoirs (je n’ai jamais vu autant de gens pleurer en sortant d’un film !).

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à partager vos films les plus émouvants en commentaire. À bientôt 🙂

À chaque fois, j'espère qu'il va se réveiller !

À chaque fois, j’espère qu’il va se réveiller !

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4 réflexions sur “[SNIF] Top 5 des films qui (me) font pleurer

  1. Quand j’ai vu ton sujet (d’ailleurs merci HC pour la découverte du blog ^^) j’ai de suite pensé au Roi Lion que tu as mis en illustration ^^ C’est horrible ce passage, même jeune ça m’avait marqué …

    Ah et aussi dans Titanic quand Jack laisse Rose sur le « radeau » et fini mort congelé … je suis un mec hein, mais c’était magnifique :

    A bientôt 🙂

    • Merci pour ton message. Le Roi Lion est mon Disney favori ^^
      Par contre Titanic… Impossible de m’y attacher. Mais je comprends que ce film ait bouleversé autant de monde.
      À bientôt ^^

  2. Pour ma part, beaucoup de films m’ont fait chialer : La vie est belle (Capra / Benigni), Gran Torino, The place beyond the pines, Into the wild, The fountain, Philadelphia, Le cercle des poètes disparus, Le secret de Térabithia, Un monde parfait, Là-haut, The impossible, Neverland, Dancer in the dark, Cheval de guerre, Edward aux mains d’argent, La ligne verte…

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