The November Man : De l’action old school, alliant classe et glamour

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Film d’action à l’ancienne, The November Man offre une intrigue simple, certes, mais divertissante et musclée, portée par un duo charismatique. En s’entourant d’un ex-James Bond et d’une ex-James Bond Girl, le film de Roger Donaldson n’évite pas la comparaison, mais réussit à trouver sa propre identité à travers un film surprenant, glamour et palpitant. Seul bémol, les ficelles sont parfois trop grosses, du coup on devine souvent les rebondissements à l’avance, ce qui crée quelques longueurs.

Le pitch : Il n’y a pas pire ennemi que celui que l’on a formé. Peter Deveraux est un ex-agent de la CIA réputé pour sa redoutable efficacité et un passé trouble. Contacté pour assurer la protection d’Alice Fournier, responsable d’un centre d’accueil pour réfugiés, dont le témoignage pourrait compromettre l’un des favoris à l’élection présidentielle russe, Devereaux comprend rapidement qu’il a été manipulé et qu’il est devenu la cible de son ancien élève, David Mason…

Spécialiste du thriller mordant au charme old school rappelant les années 90 et touche-à-tout accompli, Roger Donaldson a toujours su s’adapter à l’air du temps sans jamais se compromettre, de Guet-Apens en 1994 à La Recrue en 2003, en passant par quelques pépites comme Cocktail (1988), La Mutante (1995) ou encore Le Pic De Dante (1997).
Avec The November Man, le réalisateur revient aux sources en proposant un film classique et réussi, entre espionnage et thriller. On y retrouve donc les personnages habituels : le héros aux capacités redoutables dont la mission secrète se transforme en quête vengeresse, entraînant au passage une damoiselle en détresse, ainsi que des ennemis dangereux et un plan machiavélique à déjouer. En effet, c’est du déjà-vu, en plus Liam Neeson s’est récemment accaparé le titre du héros solitaire, et pourtant The November Man réussit à réinventer un classique, grâce à une intrigue palpitante qui démarre au quart de tour, sans se limiter.

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De plus, The November Man nous offre également le plaisir de retrouver Pierce Brosnan, plus en forme que jamais, que l’on avait pas vu dans un tel rôle depuis son époque James Bond (GoldenEye, Demain Ne Meurt Jamais, Le Monde Ne Suffit Pas, Meurs Un Autre Jour…). Si le film bénéficie doublement de cette aura « Bond-esque », Roger Donaldson ne se repose pas uniquement dessus en tentant de se démarquer avec une intrigue qui se développe au fur et à mesure que le film avance. Malheureusement, les twists tombent souvent à plat, car on devine rapidement les secrets de nos héros tandis que ces derniers sont souvent à la traîne, ce qui a tendance à créer des pertes de rythme qui rendent le film un peu longuet.
Heureusement, The November Man parvient à divertir en offrant des scènes d’action efficaces et tendues, tout en dénouant un complot sordide inspiré par des faits historiques et l’éternel conflit entre les Américains et les Pays de l’Est. Du coup, le film parvient à nous tenir en haleine, malgré ses défauts, tant on est portés par cette course contre la montre haletante. Roger Donaldson arrive donc à déjouer la plupart des pièges qui frôlent le cliché avec adresse, tout en proposant un spectacle punchy et divertissant, répondant parfaitement aux attentes des fans du genre.

Au casting, Pierce Brosnan (Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, Mamma Mia !, Thomas Crown…) prend un coup de jeune et retrouve sa classe à la James Bond, le temps d’incarner cet ex-agent de la CIA, aux cotés d’une magnifique Olga Kurylenko (Quantum Of Solace, À La Merveille, Oblivion…), un peu transparente parfois mais toujours aussi envoûtante. À l’affiche également, Luke Bracey (G.I. Joe : Conspiration…) est un peu rigide mais convaincant, tandis que Bill Smitrovitch (Ted, Sept Vies…) passe au second plan.

En conclusion, Roger Donaldson livre un film satisfaisant, grâce à une approche old school et maîtrisée du thriller mêlant action et espionnage. Même si, finalement, The November Man est un peu trop long, Pierce Brosnan et Olga Kurylenko apporte glamour et classe dans un film plein de testostérone. À voir !

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