5 films pour la Journée Internationale de la Femme

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Le 8 mars c’est la journée internationale de la femme. Youpi.
Au cinéma, des femmes il y en a beaucoup. Cependant, entre les comédies plus ou moins romantiques et les films d’action/blockbusters populaires, la place de la femme est souvent réduite à l’état de créature hormonale, un peu faiblard et abusivement sexuée. C’est simple : soit l’héroïne cherche l’amûûûûûûûr avec un grand A, le prince charmant, l’homme parfait mais « pas un goujat parce que les mecs sont tous des salauds » (sortez les violons) ; soit l’héroïne est supplantée par un personnage masculin qui la protège des méchants et, accessoirement, la culbute dans un coin. Sans parler des nombreuses mères courages qui, malgré un statut de femme faible, ont su vaincre les embûches placées sur leurs chemins pour réussir leurs vies et faire valoir leurs vérités.
Cela ne veut pas dire que tous ces films sont mauvais, bien au contraire, il y en a de très bons qui répondent à ce genre de critères. Mais heureusement, il n’y a pas QUE ça, je généralise un peu, c’est vrai. Même si au cinéma, tout n’est question que de déclinaisons, la plupart du temps, il y a des variantes qui proposent parfois des films de nanas, mais des nanas qui ont des couilles (et toc), de l’humour gras ou noir, un tempérament badass, une histoire douloureuse à partager ou un esprit complètement dérangé (voire démoniaque)… tout en tenant un premier rôle loin des clichés.

Le sexe faible est une illusion, la preuve en 5 films : (attention aux spoilers)

Thelma et Louise, de Ridley Scott

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Thelma, belle femme au foyer un peu soumise à un mari qui ne la mérite pas, et Louise, indépendante et fonceuse, partent en week-end entre amies. La virée dérape rapidement quand Louise abat un homme qui tente de violer Thelma. Commence alors une aventure incroyable, à la fois humaine, libératrice et palpitante, où les deux femmes vont repousser toutes les limites et vivre à 100% à l’heure avant que la réalité ne les rattrape. Ridley Scott met en avant deux femmes belles et fortes, tandis que les hommes sont soit des mufles de première classe, soit emplis de compassion mais désarmés devant leurs caractères impétueux. Un classique à voir absolument.

>>> Le mec qui en prend plein la tronche : le routier, évidemment (même si le mari de Thelma n’est pas en reste)
>>> La scène clé : quand Thelma & Louise confrontent le routier !

Boulevard de la Mort, de Quentin Tarantino

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Huit femmes, un homme : deux histoires différentes. Kurt Russell incarne un vieux cascadeur misogyne qui arpente les routes à la recherche de proie facile à buter incognito. Dans la première partie du film, il y parvient, mais dans la seconde il tombe sur plus fort que lui. Déhanchés lascifs, jambes interminables, tenue de pom-pom girl et une Rosario Dawson à tomber par terre, Boulevard de la Mort ravira ses messieurs autant qu’il plaira aux femmes, tandis que le film égrène les stéréotypes féminins avant d’inverser la vapeur et de se livrer à une véritable chasse à l’homme (au sens premier du terme) vengeresse et follement jubilatoire.

>>> Le mec qui en prend plein la tronche : Stuntman Mike (Kurt Russell), évidemment
>>> La scène clé : la course-poursuite / le passage à tabac

Mes Meilleurs Amies, de Paul Feig

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Voilà un films de nanas comme on en rencontre tous les jours : celles qui rotent, qui pètent, rient de blagues bien grasses, bouffent du Mcdo en prenant vraiment du poids et enchaînent les plans foireux. Mes Meilleures Amies est l’anti chick-flick qu’on adore, avec ses héroïnes déjantées et ses gags irrévérencieux, tandis que dans tout ça, se cache quelques constats pas vraiment révolutionnaires mais qui font du bien quand même : on se gâche beaucoup trop la vie à chercher le mouton à cinq pattes et les romcoms, ce n’est que du cinéma.

>>> Le mec qui en prend plein la tronche : Tous, un peu, même si Chris O’Dowd s’en sort pas trop mal
>>> La scène clé : l’essayage de robes !

Fleur du Désert, de Sherry Hormann

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Place aux larmes avec Fleur du Désert qui relate l’histoire vraie de Waris Dirie, ancien mannequin et actrice, devenue ambassadrice à l’ONU, afin de partager son terrible combat contre l’excision. Si le film est marqué par un drame poignant, cela n’empêche pas certains moments de lumière, comme la rencontre entre Waris et Marylin, interprétée par Sally Hawkins et une romance pâlichonne avec Anthony Mackie. En alternant une légèreté salvatrice et l’atrocité latente du l’histoire, Fleur du Désert évite brillamment le mélodrame lourd et larmoyant pour livrer un film porté par une force vive et un personnage féminin qui tente de se reconstruire, malgré le poids d’une tradition absolument barbare.

>>> Le mec qui en prend plein la tronche : aucun en particulier, en dehors de ceux qui véhiculent cette horreur.
>>> La scène clé : Le moment où Marilyn (Sally Hawkins) découvre le secret de Waris.
ATTENTION : ce film contient également des scènes choquantes.

Misery, de Rob Reiner

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Je voulais absolument une femme barjo dans ce top et j’ai tout de suite pensée à Gone Girl. mais comme je pense qu’il est encore trop tôt pour spoiler entièrement le film, je préfère un exemple tout aussi marquant mais un peu plus ancien.
Annie est une femme normale, qui vit seule dans sa maison isolée. Lorsque son auteur favori est victime d’un accident de voiture près de chez elle, quoi de plus naturel que de l’aider. Malheureusement pour lui, ce dernier a tué son héroïne de fiction dans son dernier moment et Annie n’est pas du tout d’accord avec ça. Heureusement pour nous, Annie a un sérieux pet au casque et décide de le séquestrer chez elle pour le forcer à écrire le livre qui ressuscitera Misery. Pervers, noir et retors, le film – adapté du roman de Stephen King – est un véritable régal, entre frisson et tension quasiment palpables. Quand une femme se transforme en bourreau, c’est souvent jubilatoire, non ?

>>> Le mec qui en prend plein la tronche : Paul Sheldon, la victime, évidemment.
>>> La scène clé : Celle du marteau, mais chhhuuuut…

***

Cette liste n’est bien sûr qu’un extrait parmi tous les films existants, ayant pour premier rôle une femme qui est autre chose qu’un cliché ambulant.
Je pourrais citer Ellen Ripley dans Alien, ou encore Sarah Connor dans les deux premiers Terminator de James Cameron ou, plus récemment, le film Bliss de Drew Barrymore qui s’intéresse à une bande de filles atypiques et indépendantes, tandis que Nymphomaniac de Lars Von Trier célèbre la sexualité de la femme, aussi tordue et controversée soit-elle.
Et puis parce que les femmes ne sont pas non plus des saintes, je pense aussi à Reese Witherspoon prête à tout dans Vanity Fair, à Michelle Pfeiffer dans Les Lauriers Blancs ou encore Uma Thurman dans Kill Bill, alors que dans un autre registre, les studios Disney proposent également des personnages de plus en plus indépendants, depuis Rebelle, puis Maléfique, en passant par La Reine Des Neiges, grâce à ces princesses 2.0 qui se passent joyeusement de prince charmant.

Et pour vous, quelle film de femme(s) regarderiez-vous pour la Journée de la Femme ?

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