[CRITIQUE] Fast And Furious 7, de James Wan

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Déchaîné et explosif, le dernier volet de la saga Fast and Furious est un cocktail détonnant d’action survoltée et de cascades vertigineuses. Assumant totalement son statut de blockbuster, le film de James Wan en fait ouvertement des tonnes… Et ça marche ! Si la bonne humeur de Fast and Furious 7 est assombrie par le décès de Paul Walker en 2013, le film parvient habilement à servir un divertissement « over the top » tout en offrant un hommage émouvant à l’acteur disparu. Excellent !

Le pitch : Dominic Toretto et sa « famille » doivent faire face à Deckard Shaw, bien décidé à se venger de la mort de son frère.

Déjà 14 ans que la saga Fast And Furious vrombit sur nos écrans et pourtant chaque film ne cesse d’étonner. En 2001, Rob Cohen lâche une petite bombe officieusement dérivée du jeu vidéo Need For Speed, dans lequel un policier sous couverture tentait de confondre des braqueurs, entre courses automobiles effrénées et affrontements musclés. Rapidement, le film donna lieu a des suites et, étonnamment, ce fut Justin Lin qui réussit à faire passer la saga de l’ombre à la lumière, en passant par un Tokyo Drift (2006) carrément décevant à un Fast Five (2011) absolument génial, tout en s’éloignant petit à petit de la thématique originale.
En effet, depuis Fast Five (et probablement l’arrivée de Dwayne – The Rock – Johnson pour booster le casting), la saga pousse les courses automobiles légèrement de coté et met à profit le caractère badass de ses personnages afin de servir de l’action testostéronée sur un plateau. Pour ce nouvel opus, c’est au tour de James Wan de reprendre le flambeau. Si le réalisateur est surtout connu pour avoir réalisé Saw et Conjuring – Les Dossiers Warren, il ne faut pas oublier qu’il a aussi livré une petite pépite noire en 2007, Death Sentence. De plus, Fast And Furious 7 comptait sur l’arrivée d’un nouvel adversaire de taille, l’ex-Transporteur Jason Statham, teasé à la fin de Fast and Furious 6. Autant dire que Fast and Furious 7 partait déjà avec de sérieux atouts.

Si les derniers films de la saga se contentait d’une scène vraiment spectaculaire pour épater le public, cette fois, dans Fast And Furious 7 : le show ne s’arrête jamais. Le film de James Wan repousse les limites, et souvent la loi de la gravité, pour animer une trame dense, riche en action et en rebondissements. C’est bouche bée que nous suivons nos héros d’un coin à l’autre de la planète, via les airs, sur la route ou entre deux immeubles, afin d’affronter les nouvelles menaces qui se placent sur leurs chemins. Fast And Furious 7 est un condensé du meilleur et du pire de la saga, avec un second degré et une exagération totalement assumée. Le film replace enfin (bien qu’un peu maladroitement) Tokyo Drift dans la chronologie de la saga, tout en offrant un retour aux sources qui prête à sourire (incluant une ribambelle de figurantes en micro-jupe), grâce à des clins d’œil au premier film, tout en tissant une trame inspirée par les films précédents. Découlant directement des événements de Fast and Furious 4, James Wan nous entraîne dans un rollercoaster sensationnel où l’action ne ralentit jamais, offrant des moments qui décoiffent et des punchlines excellentes, à travers une intrigue qui tient relativement la route. Hilarant et haletant à la fois, Fast And Furious 7 est une véritable réussite qui avait pourtant beaucoup à prouver.

En effet, depuis le début, la saga divise : film d’action pour décérébrés ou blockbuster jubilatoire ? Fast And Furious a fait beaucoup de chemin en 14 ans et ce qui n’était qu’un one shot en 2001 a su se renouveler en trouvant un concept accrocheur pour plaire à un public toujours plus exigeant. Fast And Furious 7 continue de repousser les limites et offre un divertissement si efficace qu’on pardonne aisément le manque de crédibilité évident de certaines scènes tant on jubile. Plus encore : on en redemande et James Wan se fait un plaisir de nous servir. Cependant, aussi ouverts que peuvent l’être les fans de Fast And Furious, le changement de réalisateur se fait tout de même sentir. Alors que le casting s’étoffe, ce septième volet offre énormément d’actions, dont des combats en corps-à-corps étourdissants que la caméra de James Wan a bien du mal à suivre. Plans trop rapprochés, montages saccadés et des cuts trop nombreux rendent la lisibilité de ses scènes bien trop compliquée, là où des plans larges auraient permis à l’œil de contempler l’action dans son ensemble. Résultat, le film a tendance à donner le tournis et pas seulement pour les bonnes raisons.

Au-delà de tout ça, Fast And Furious 7 n’oublie pas le drame qui l’a marqué. La mort de Paul Walker pendant le tournage marque les esprits et se fait ressentir à travers le discours des personnages, parfois un peu répétitifs. Si certaines scènes montrant l’acteur disparu ont tendance à susciter un léger pincement au coeur, le film de James Wan dose habilement son intrigue survoltée avec une émotion sous-jacente qui sera libérée à la toute fin du film, au cours d’un hommage touchant.

Au casting, c’est toujours un plaisir de retrouver les acteurs phares de la saga. Si le duo Vin Diesel (Les Gardiens de la Galaxie, Riddick…) et Paul Walker (Brick Mansions, American Stories…) est véritablement l’âme des films, Dwayne Johnson (Hercules, No Pain No Gain…) apparaît comme un des troisièmes piliers, si bien que son absence pendant la majeure partie du film se fait plutôt remarquée. Tyrese Gibson (Transformers…) et Chris « Ludacris » Bridges (22 Jumpstreet…) forment toujours un couple aussi turbulent qu’hilarant que la jolie Nathalie Emmanuel vient troubler, Michelle Rodriguez (Resident Evil, Avatar, Machete Kills…) incarne une Letty encore déboussolée, tandis que Jordana Brewster (Dallas…) continue de faire de la figuration et le passage d’Elsa Pataky fait surtout penser à un caméo.
Parmi les nouveaux venus, si j’avais peur que Jason Statham (Le Transporteur, Expendables…) attire la lumière sur lui, il parvient à jouer les vrais méchants tout en collant au ton du film, tout comme Kurt Russell (Boulevard De La Mort…), carrément délirant dans son personnage. Petites surprises au casting, Djimon Hounsou (Les Gardiens de la Galaxie…) et Tony Jaa (Ong-bak…) épicent fortement l’ensemble.

En conclusion, James Wan parvient à composer avec un film déjà promis au succès grâce à sa notoriété et à son casting d’enfer, tout en devant également faire avec la mort d’un des personnage principal. Étonnamment, Fast And Furious 7 combine le tout dans un ensemble ahurissant et jubilatoire. Humour, action et punchlines au second degré assumées, le septième volet de la saga Fast And Furious continue d’étonner, entre spectacle et divertissement. J’en veux encore !

Yep. That happened.

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