Découvrez le cycle Orson Welles en mai sur TCM Cinema et Canalsat

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Jusqu’à la semaine dernière, Orson Welles était pour moi un obscur réalisateur aux films en noir et blanc, dont le fameux Citizen Kane qui reste, à ce jour, jugé comme l’un des meilleurs films de l’histoire du Cinéma. Et je me disais, un jour je le verrai, avec Metropolis et Lawrence d’Arabie. C’est fou le nombre d’œuvres cultes que je n’ai jamais vues…

11 films en copie HD restaurée et un documentaire INÉDIT
produit par TCM Cinéma et Wichita Films

En mai, la chaîne TCM Cinéma, disponible sur le bouquet Canalsat, met en place un cycle dédié à Orson Welles et propose, tous les jeudi du mois (de mai, hein), l’intégralité des longs-métrages réalisés par l’enfant terrible d’Hollywood en copie HD restaurée. L’occasion donc de (re)découvrir le parcours d’un « génie incompris » et de réaliser, sans forcément porter ses films aux nues, les techniques avant-gardistes qu’il avait mises en place à l’époque et qui transpirent toujours dans le cinéma actuel.
Touche-à-tout, acteur, magicien, réalisateur, chroniqueur, grande gueule… Orson Welles est un homme qui a marqué 20ème siècle et qui, comme il l’avait apparemment prédit, a été finalement compris seulement après sa mort. En effet, durant son vivant, ses films sont bien souvent tombés à l’eau…

L’homme derrière l’artiste

Courant mai, ne manquez pas le documentaire inédit, produit et réalisé par Clara et Julia Kuperberg, intitulé This Is Orson Welles, qui sera diffusé le jeudi 21 mai 2015 à 19h45. À travers les témoignages d’Orson Welles en personne, Chris Welles, Martin Scorsese, Peter Bogdanovich et Henry Jaglom, This Is Orson Welles révèle l’homme derrière le mythe.
Comme je l’ai dit plus haut, je ne connaissais que très vaguement (voire pas du tout) Orson Welles, et à travers ce documentaire plein de respect et d’admiration, j’ai découvert un homme qui a su garder une âme d’enfant et qui, à travers des agissements faussement inconscients, a rapidement cherché à faire réfléchir les gens. Alors qu’il animait une émission de radio, il a tout simplement pris la parole et a annoncé une invasion d’aliens aux Etats-Unis, à l’époque cette fausse information a pris une telle ampleur que cela a créé un mouvement de panique national. Orson Welles a du s’excuser, avant de confier qu’il n’était pas du tout désolé et qu’il avait au contraire réussi à prouver son point : les gens buvaient à l’époque les paroles des médias et ne cherchaient peu à réfléchir par eux même. Lorsqu’on découvre qu’Orson Welles a appris dès le plus jeune âge à « faire l’intéressant » et à divertir les autres, c’est sans surprise que son parcours, entrecoupé par la magie, la radio et une carrière au cinéma en dents de scie, se déroule. D’après le documentaire des soeurs Kuperberg, Orson Welles est présenté comme un personnage jusqu’au-boutiste et déterminé, afin de faire en sorte que le monde ait accès à quelque chose de différent qui susciterait de l’émotion et/ou une quelconque réflexion.
Pourtant, à travers ce documentaire et la passion qui filtre dans les différents témoignages, notamment celui, très touchant, de sa fille Chris Welles, je me demande si Orson Welles ne portait pas en lui une sorte de tristesse ou une mélancolie liée à son enfance (où il se forçait à être « intéressant » afin de pouvoir assister aux soirées mondaines organisées par sa mère), qui le poussait à toujours vouloir en faire plus pour se démarquer. Un sentiment qui s’est confirmé lorsque j’ai enfin découvert Citizen Kane….

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Micro-critique : Citizen Kane

Sorti en 1941, Citizen Kane est le premier long-métrage d’Orson Welles. Cité comme l’un des meilleurs films de tous les temps par les critiques cinéma, découvrir aujourd’hui Citizen Kane c’est aussi se demander : pourquoi ? En quoi ce vieux film en noir et blanc, hanté par des acteurs théâtraux au jeu poussiéreux, vaut-il mieux qu’un autre ? La réponse ne se trouve pas vraiment dans le film, mais dans l’époque à laquelle le film a été réalisé. Dans les années 40, Citizen Kane est un point d’interrogation dans le cinéma d’alors, car toutes les techniques utilisées pour la mise en scène sont complètement novatrices à l’époque : du fait d’avoir un narrateur tout au long du film aux prises de vues. En effet, le cinéma des années 40 était très plat, la caméra était invisible pour le spectateur et se contentait d’accompagner les acteurs pendant le film. Orson Welles, lui, a été le premier à se demander comment il pouvait influencer l’émotion et la réaction des spectateurs grâce l’image, comment ils pouvait traduire la puissance de son personnage ou encore la fragilité de cette épouse forcée à chanter à travers ses plans. Si aujourd’hui, la façon de filmer des dialogues à ses codes, que les effets plongées/contre-plongées ont une utilités bien précises, Citizen Kane est un des films fondateurs de ces principes. Sachant cela, il devient alors évident que Citizen Kane peut s’imposer comme une œuvre incontournable au cinéma, tant Orson Welles a totalement revu la position du métier de réalisateur et l’impact de sa vision sur le film dans son ensemble, principalement parce qu’il ne tenait pas en place sur un plateau. Aujourd’hui, tous les films ou presque reprennent des techniques initiées par Citizen Kane – même si revues et corrigées entretemps – si bien que même quand un Michael Bay s’escrime à filmer des acteurs sortant de leurs voitures avec un contre-plongée emphatique… on peut se dire qu’il y a un millionième de Citizen Kane dans tout cela !

« J’ai vraiment découvert le métier de réalisateur en regardant Citizen Kane.
C’est une œuvre d’art éternelle, une expérience physique et émotionnelle totale qui m’émeut à chaque fois. »
Martin Scorsese

Au-delà de la technique, Orson Welles livre un premier film très personnel où il retrace la route du succès d’un personnage rayonnant et perfectionniste : Charles Foster Kane. D’abord abandonné par sa mère, Kane devient rapidement un magnat de la presse, aussi énigmatique que puissant, et s’amuse comme un grand enfant gâté à désarçonner son entourage entre train de vie démesuré et vision professionnelle radicale. A sa mort, chaque personne l’ayant connu va tenter de percer le mystère qui se cache derrière ses derniers mots: « Rosebud ».
Bien qu’un peu daté et parfois un peu long, Citizen Kane n’a pas perdu de son charme. Le jeu excentrique des personnages et le rythme enlevé du film accroche rapidement dès les premières minutes, tandis que l’ensemble, au fil des années, a troqué son sérieux pour une légèreté comique. Le charisme d’Orson Welles opère tandis qu’il campe un personnage aussi puissant que fragile, car on devine rapidement ses failles qu’il tente de masquer par un caractère implacable. À travers ses nombreux rebondissements et mystères, Citizen Kane nous entraine du début à la fin, grâce à une intrigue omniprésente dont on a envie de connaitre l’issue.
Derrière le rire se cache finalement une mélancolie touchante qui prend tout son sens lors du dernier twist final, révélant un manque qui, à mon avis, n’a jamais quitté le réalisateur dès le moment où il a dû apprendre à divertir un public.

Citizen Kane fera évidemment partie du Cycle Orson Welles de TCM Cinema, une chaîne Canalsat, et sera diffusé le jeudi 28 mai à 20h10.

Retrouvez toutes les informations sur le Cycle Orson Welles sur
>>> le site TCM Cinema
>>> le site Canalsat

>>> la page Facebook 
>>> le compte Twitter 

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