[COUP DE CŒUR] Mad Max: Fury Road, de George Miller

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Phénoménal ! Grandiose ! Furieusement jubilatoire ! Les adjectifs et autres superlatifs positifs et enthousiastes ne suffisent plus pour décrire à quelque point ce Mad Max: Fury Road est une bonne grosse tuerie ! George Miller débarque avec un reboot que personne n’attendait et, du haut de ses soixante-dix ans, livre un film de science-fiction surréaliste et visionnaire, histoire de réveiller un genre qui se reposait un peu sur ses lauriers. Mad Max: Fury Road frôle sérieusement la perfection, tant le divertissement flirte avec l’oeuvre d’art auditive et visuelle… Bon sang, j’en veux encore !!!

Le pitch : Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Depuis quelques temps, des rétrospectives Mad Max fleurissent sur le web et au cinéma, chacun y allant de son expertise sur la saga née en 1979, applaudissant les deux premiers films et ignorant joyeusement le dernier de la trilogie. Intéressant, certes ; utile, pourquoi pas, si on veut s’imprégner de l’univers psychédélico-violent créé par George Miller ; nécessaire ? Pas vraiment.
Si vous hésitez encore, rassurez-vous : pas besoin de revoir les premiers films pour aimer Mad Max: Fury Road car George Miller a tout compris. De Mad Max à Happy Feet, en passant par Les Sorcières d’Eastwick, le réalisateur australien étale sa carrière sur plus de quarante ans, entre creux et hyperactivité, et explore discrètement les genres avant de mûrir un projet ambitieux, fantastique et intelligent : alors qu’Hollywood commence à être à court de films cultes à rebooter ou réinventer (souvent par des jeunes réalisateurs dépassé), George Miller se lance en 2012 dans la réalisation du film qui va dépoussiérer sa propre saga. On est jamais aussi bien servi que par soi-même, non ?

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Sur le papier, Mad Max: Fury Road est une course-poursuite de deux heures. Sur grand écran, Mad Max: Fury Road est un chef d’œuvre.
Une fois que le film commence, plus rien ne l’arrête : entre poussées d’adrénaline et spectacle ahurissant, le film de George Miller nous en met tout simplement plein les yeux. Comme lorsqu’on prend un train en marche, le film nous happe dans son univers, tantôt en le décryptant petit à petit, tantôt en nous forçant à adhérer à son langage et ses codes. Déroutant mais follement captivant, Mad Max: Fury Road accroche dès les premières minutes. De la voix rocailleuse de Max (Tom Hardy) juste avant sa capture au départ d’un convoi mené par la mystérieuse Imperator Furiosa (Charlize Theron), le film intrigue d’entrée de jeu et attise notre intérêt pour ce monde futuriste et violent, hanté par des personnages repoussants et une énergie bouillante en sous-sol. Une introduction pleine de promesses qui laisse déjà filtrer, à travers une exagération délectable des styles punk et destroy qui vrillent l’ensemble. En quelques minutes, Mad Max: Fury Road se lance dans le vif du sujet sans nous laisser une minute pour reprendre son souffle et c’est tout simplement dément !

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Le film de George Miller est une véritable leçon de cinéma : plus qu’un blockbuster survitaminé, c’est un quasi sans faute. En effet, Mad Max: Fury Road s’appuie sur un scénario simpliste qui prend forme dans chaque détail du film. Les personnages sont tous uniques, du héros mutique aux nymphes sexys, en passant par une héroïne badasse qui n’a rien à envier à une Ellen Ripley et autre Sarah Connor. Chaque personnage évite brillamment les clichés et trouve sa place dans une narration survoltée qui s’enflamme de minutes en minutes. Mais là où Mad Max: Fury Road scotche littéralement, c’est évidemment via son aspect visuel que le film nous en met plein la vue.
C’est simple, au début je n’étais pas emballée par l’annonce d’un nouveau Mad Max, puis j’étais contente de voir Tom Hardy dans le rôle titre. Mais en fait, j’ai surtout été convaincue dès la première bande-annonce. Une fois devant le film, il n’y a plus de doute : George Miller a su rester un visionnaire de talent et le prouve encore une fois, que ce soit dans la mise en scène millimétrée du film ou dans ses ambitions esthétiques. En clair : visuellement, Mad Max: Fury Road est époustouflant. Le travail des couleurs est sensationnel, abordé certes de façon littéraire avec ces tons chauds et dorés qui collent parfaitement à ce désert brûlant, et les tons bleus et froids qui accentuent une nuit symbolique. Pourtant, rien n’est laissé au hasard, et c’est surtout dans les scènes d’action que Mad Max: Fury Road se révèle. À mi-chemin entre le chaos et le spectacle, le film déborde d’idées franches, alliant monster trucks, rock’n’roll et métal hurlant (hihi). L’œil balaye chaque recoin de l’écran pour savourer ses tableaux d’un genre nouveau, tandis que la bande-originale finit de nous achever. Les riffs de guitares électriques alternent avec de la musique symphonique, George Miller et son compositeur (Tom Holkenborg aka Junkie XL) créent de soudaines respirations surprenantes avec des enlevées harmonieuses qui détonnent avec ce film si explosif et si intense ! Waouh ! Mad Max: Fury Road serait-il… parfait ?

FURY ROAD

Au casting, Tom Hardy est tellement beau, sexy, c’est l’homme de mes rê… oups, pardon 😀 je recommence.
Au casting, Tom Hardy (Enfant 44, Quand Vient La Nuit, Locke…) tient le rôle titre avec conviction mais, objectivement, il reste souvent dans sa zone de confort, retrouvant son alter ego gauche et grognon (mais furieusement sexy !) rappelant son interprétation dans Lawless. Il se ferait presque voler la vedette par un Nicholas Hoult (Dark Places, X-Men Days Of Future Past, Young Ones…) méconnaissable et excellant dans son rôle de War Boy. Mais la reine du film, ou plutôt l’Imperator, reste Charlize Theron (Dark Places, Prometheus…), royale et géniale dans ce genre de personnage féminin, indépendant et fort qui se fait bien trop rare au cinéma de nos jours.
À leurs cotés, notons la performance de Nathan Jones, Josh Helman (X-Men Days Of Future Past, Jack Reacher…) et évidemment Hugh Keays-Byrne (Sleeping Beauty…) en Immortan Joe, tous remarquables, tandis que les seconds rôles féminins ne font jamais tapisserie. Parmi elles, il y a notamment Rosie Huntington-Whitely (Transformers 3…), Riley Keough (The Runaways…), Abbey Lee Kershaw ou encore Megan Gale (Furtif…)…

En conclusion, après Martin Scorsese qui, fin 2013, est venu ébranler le cinéma avec son politiquement incorrect, indécent et hautement jubilatoire Loup de Wall Street, démontrant que les papys du cinéma en avaient peut-être plus dans le pantalon que les jeunes cinéastes dit « prometteurs » du moment, c’est au tour de George Miller, qui vient apporter une pierre précieuse à un édifice incroyable. Mad Max: Fury Road est fou, Mad Max: Fury Road est grand, Mad Max: Fury Road a dépassé mes attentes et j’en suis ressortie essoufflée et bouche bée devant un film où le chaos débridé devient un art maîtrisé et unique. J’ose parler de chef d’œuvre et je n’hésite pas à le redire : Mad Max: Fury Road est déjà culte. À voir absolument.

New Eden

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