[CRITIQUE] Pixels, de Chris Colombus

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Bien tenté et sympatoche, Pixels remet les jeux d’arcade au goût du jour à travers une comédie estivale qui fleure bon la nostalgie. Chris Colombus propose un film divertissant, parfois drôle, qui aurait pu être bien plus réussi s’il avait eu un tantinet plus d’ambition. Le coté flemmard de Pixels et son casting plus participatif qu’enthousiaste donnent lieu à un film amusant mais qui s’oubliera avant même la fin de l’été.

Le pitch : À l’époque de leur jeunesse, dans les années 80, Sam Brenner, Will Cooper, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant ont sauvé le monde des milliers de fois… en jouant à des jeux d’arcade à 25 cents la partie. Mais aujourd’hui, ils vont devoir le faire pour de vrai… Lorsque des aliens découvrent des vidéos d’anciens jeux et les prennent pour une déclaration de guerre, ils lancent l’assaut contre la Terre. Ces mêmes jeux d’arcade leur servent de modèles pour leurs attaques. Cooper, qui est désormais Président des États-Unis, fait alors appel à ses vieux potes pour empêcher la destruction de la planète par PAC-MAN, Donkey Kong, Galaga, Centipede et les Space Invaders… Les gamers pourront compter sur l’aide du lieutenant-colonel Violet Van Patten, une spécialiste qui va leur fournir des armes uniques…

Un an après le succès retentissant de La Grande Aventure Lego et, espérons-le, des années-lumière avant un éventuel film mettant en scène des émoticônes méchantes (rumeurs), Pixels célèbre les années 80, l’enfance et les jeux d’arcade dans une comédie originale et sympathique. L’idée est fun, Chris Colombus (Percy Jackson : Le Voleur de Foudre, Harry Potter 1 et 2…) n’hésite pas à jouer la carte du loufoque en proposant un monde parallèle où Kevin James est le Président des États-Unis et où des gamins fans de jeux d’arcades à l’époque sont devenus des losers aujourd’hui, pourtant les seuls capables de sauver le monde. Malgré ses clichés évidents, Pixels parvient à poser des bases intéressantes, en présentant des personnages doux-dingues qui seront la clé pour sauver l’humanité.

Oui, le concept est carrément fumeux et pourtant, on accroche facilement à cette idée folle d’extraterrestres qui attaquent la terre en prenant l’apparence de personnages issues de jeux vidéos. Ainsi, Pixels permet de retomber en enfance à travers des affrontements colorés qui oscillent entre la sobriété et le spectacle des films catastrophes et le coté fun des comédies familiales et tout public. Le divertissement prend souvent le pas sur la cohérence du film, car le film exploite bien ces personnages de jeux vidéos, contre-balancés par leurs mauvaises intentions. Du coup, la seconde partie du film relève le niveau tandis que les attaques se répètent, permettant d’oublier le scénario faiblard et la performance souvent flemmarde du casting.

En effet, le film de Chris Colombus se voulait drôle mais parvient tout juste à faire passer un bon moment. Pour apprécier le film, il faut fermer les yeux sur un bon nombre de clichés et d’incohérences. Le déroulement du film est plus que bancal, à cause de son ambiance régressive qui transforme des gouvernements en pom-pom girls et des militaires aguerris en pantin inutiles. Pixels est finalement mené par quatre bras cassés sensés sauver le monde, entre de deux gags, malheureusement l’absence de complicité et spontanéité du casting rend leurs interactions un peu froides et souvent poussives, dans un ensemble trop souvent plat. Résultat, Pixels doit beaucoup à sa déferlante d’action multicolore qui permet au film de ne pas s’embourber dans l’humour infantile et potache, à cause de ses personnages qui ne font pas beaucoup d’effort (ni de certains clichés vexants pour les fans des jeux d’arcades) et une fin joliment tirée par les cheveux.

Au casting : le Nicholas Cage des comédies estivales, Adam Sandler (Men, Women and Children, Copains Pour Toujours…), conserve son éternel expression imperturbable et débite des vannes aux kilomètres qui font souvent un flop, alors qu’il joue parfois mieux dans des films qui finissent en DTV (direct to video). À ses cotés, il retrouve son partenaire préféré, Kevin James (Hôtel Transylvania, Zookeeper…), qui reste dans sa zone de confort, tandis que Josh Gad (Olaf dans La Reine des Neiges, Thanks for Sharing, Les Stagiaires…) s’en sort plutôt bien malgré son personnage hyper cliché et je me demande ce que Peter Dinklage (Game Of Thrones, X-Men Days Of Future Past…), très bon au demeurant, vient faire dans ce film. Michelle Monaghan (True Detective, Source Code…) se voit attribuer un titre militaire prestigieux, ce qui ne cache absolument pas son statut de potiche, Sean Bean (Jupiter : Le Destin de l’Univers…) nuit à sa réputation et quelques stars viennent s’offrir une petite apparition.

En conclusion, destiné aux amateurs de jeux vidéos et d’arcades et à ceux qui ont vécu les années 80, Pixels reste une comédie sympathique, livrant sur grands écrans des personnages connus comme Pac-Man ou encore Donkey Kong dans un ensemble pop et très coloré qui s’avère bien plus plaisant que prévu. Mieux écrit et avec un casting plus enthousiaste, le film de Chris Colombus aurait pu être bien plus réussi. Du joli gâchis, mais un bon moment en salles. À voir.

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