[CRITIQUE] Kung Fu Panda 3, de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni

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Po est de retour avec ses amis pour de nouvelles aventures, incluant un nouveau méchant à affronter et de nouvelles révélations sur son passé. Et oui, Kung Fu Panda est de retour pour un 3e volet haut en couleurs et fort en bonne humeur. Cependant, à force de rester trop en surface, le film de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni finit par opter pour la facilité et se répéter dans un nouveau film qui offre toujours la même morale, sans vraiment aller plus loin. Le divertissement et le plaisir sont toujours au rendez-vous… mais l’effet novateur et surprenant du premier opus n’agit plus.

Le pitch : Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !

Les studios DreamWorks sont de retour avec une nouvelle suite de la franchise Kung Fu Panda troisième du nom. Après avoir réalisé le numéro 2, Jennifer Yuh Nelson est de retour, accompagnée par Alessandro Carloni et c’est toujours un plaisir de retrouver le plus gourmand des pandas maître kung-fu et les Cinq Cyclones.
Souvenez-vous, dans le premier Kung Fu Panda (2008), nous rencontrions Po, un panda orphelin fan de kung-fu et adopté par un jars vendeur de nouilles, qui devient le seul Élu, le Guerrier Dragon, capable d’accomplir une prophétie et sauver la Chine. Mêlant art martial et traditions orientales, Kung Fu Panda était une vraie bouffée d’air frais, à la fois drôle et enthousiasmant, créant un monde animal plein de magie et véhiculant une bonne morale sympathique. En 2011, on prend les mêmes et on recommence avec Kung Fu Panda 2, tout en s’intéressant de plus prêts aux origines de Po et la disparition de ses parents. Moins novateur, mais toujours divertissant, le film a eu du mal à proposer un vilain aussi frissonnant que l’était Taï Lung Sweng (le léopard méchant dans Kung Fu Panda 1 et sa superbe scène d’évasion).
Soit. En 2010 le PDG de DreamWorks avait annoncé 6 film Kung Fu Panda, voici donc le troisième. Toujours Guerrier Dragon, Po continue de s’entraîner avec ses nouveaux amis, les Cinq Cyclones, jusqu’au moment où une nouvelle menace point à l’horizon… Et c’est reparti pour un tour.

Fleurant bon la redite, Kung Fu Panda 3 repart sur les mêmes bases sans véritablement évoluer. À travers un Po toujours aussi maladroit et gourmand, le film laisse toujours filtrer un certain manque d’assurance chez son héros (après avoir sauver le monde deux fois quand même) et décide de le laisser voler de ses propres ailes. Et histoire de compléter le tableau, le film apporte la touche finale au puzzle retraçant le passé de Po en lui permettant de retrouver son père et de connaître enfin son histoire. Oui, tout cela est bien facile et même si Kung Fu Panda 3 essaie d’approfondir la psychologie de son héros (qui suis-je ? dans quel état j’erre ? etc…), l’ensemble reste finalement prévisible et n’apporte pas vraiment de relief à une intrigue un peu fade qui ne fait que gagner du temps jusqu’au moment où le méchant de cet épisode viendra affronter Po.

kungfupanda3_1Heureusement, ce que Kung Fu Panda 3 manque en originalité, le film se rattrape par son ambiance survoltée et riche en gags et en humour. Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni s’y mettent à deux pour insuffler une bonne humeur constante dans le film en misant sur le caractère des personnages, que ce soit celui du héros, mais aussi en jouant avec la rivalité des papas ou en augmentant la présence des Cinq Cyclones dans cet opus. J’ai apprécié la différence de traitement du super vilain qui est constamment confronté à son absence de réputation qui contraste avec ses ambitions destructrices, tandis que l’excursion vers le monde des pandas cumule de nombreuses scènes hilarantes, prônant le retour aux sources, les joies de la familles et les liens indestructibles et fédérateurs qui unissent un père et son fils (ou plutôt deux pères et leurs fils !).
Pourtant, certains éléments finissent tout de même par passer à la trappe. Outre la facilité du scénario, le concept finit un peu par s’essouffler et Kung Fu Panda 3 passe à coté d’une occasion en or de faire grandir son personnage. Si le film permet à Po de se découvrir en tant que panda (et non seulement en tant que Guerrier Dragon), sa réalisation arrive tardivement, à l’instar d’autres franchises comme L’Âge de Glace qui place la famille au centre de son intrigue dès le troisième opus dans une dimension plus mature. Du coup, Kung Fu Panda 3 a tendance à botter en touche et à se reposer sur ses lauriers avant de conclure, sachant sur quelle corde tirer pour faire rire et amuser sans risque. Dans l’ensemble, le film de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni est plus que plaisant, mais j’en attendais un peu plus car aujourd’hui les films d’animation ne sont plus seulement des dessins animés enfantins.

Au casting vocal, en version originale, Jack Black prête sa voix aux héros, épaulé par les Cinq Cyclones : Angelina Jolie en Tigresse (qui n’échappe pas à son instinct maternel jusque dans ses personnages animés !), Lucy Liu en Vipère, Jackie Chan en Sing, David Cross en Grue et Seth Rogen en Mante, tandis que Dustin Hoffman reprend le rôle de Maître Shifu. Parmi les petits nouveaux, il faut compter sur J.K. Simmons qui anime le terrible Empereur Kaï, Kate Hudson est hilarante en Mei Mei et Bryan Cranston s’amuse dans un registre plus light en donnant de la voix pour le père de Po.

En conclusion, coloré, fun et toujours aussi réjouissant, la saga Kung Fu Panda signe un troisième volet efficace et divertissant, qui aurait mérité d’aller plus loin en faisant véritablement grandir son héros. Néanmoins, malgré une trame répétitive, Kung Fu Panda 3 ravira les petits et les grands, même si le premier reste, comme souvent, indétrônable. À voir !

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2 réflexions sur “[CRITIQUE] Kung Fu Panda 3, de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni

  1. Le film d’animation est drôle du début jusqu’à la fin. L’action et l’émotion sont au rendez-vous dans le troisième volet de Kung Fu Panda. Le film est splendide !

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