[SUMMER TV] Point séries TV de la saison 2015/16

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Attention : cet article contient des spoilers…

Débutantes ou confirmées, chaque année les séries repartent quasiment de la case départ pour proposer des épisodes qui se valent et qui méritent de tenir jusqu’au bout de la saison. Un petit point s’impose…

Les Félicitations de l’année :

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Modern Family – saison 7 : LA série feel-good

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Le pitch : Quand les familles voisines Pritchett, Delgado et Dunphy acceptent qu’un documentaire soit tourné sur leurs vies, elles étaient loin d’imaginer qu’elles allaient tant en révéler… Jay Pritchett a rencontré la très sexy Colombienne Gloria Delgado le jour où sa femme l’a quitté. Leur différence d’âge est pour lui un challenge de tous les jours. Sa fille, Claire, a elle-même bien du mal à gérer sa vie de famille depuis que son mari, Phil, est persuadé d’être en phase avec ses enfants adolescents alors qu’il ne fait que les embarrasser ! Quant au frère de Claire, Mitchell, il vit avec son petit-ami Cameron et ils viennent d’adopter Lily, une petite Vietnamienne…
Créée par Steven Levitan et Christopher Lloyd
Genre : comédie
Avec Ed O’Neill, Julie Bowen, Sofia Vergara…

Mon avis : je sais, j’en parle tous les ans, mais que voulez-vous, c’est ma série coup de cœur. Pour une série type sitcom, Modern Family parvient à se renouveler chaque année et à faire grandir ses personnages, rassemblant clichés en tout genre et critique du genre humain, le tout avec un humour efficace et un ensemble dynamique. Dans cette septième saison, Haley se lance enfin dans sa nouvelle histoire d’amour, le petit Fulgencio est plus cute que jamais, Luke grandit beaucoup trop vite, tandis que Jay prend sa retraite, laissant son entreprise Closets, Closets, Closets, Closets à sa fille Claire. Dans chaque épisode, la série rend cette famille toujours plus attachante, cristallisant les défauts de ses personnages avec humour et tendresse. Comme à chaque saison, la série va, durant un épisode, faire un clin d’œil à un grand classique, cette année : c’est The Shining. Après une journée bof-bof, un épisode de Modern Family me fait toujours retrouver le sourire. J’adore cette famille idéale et un peu (beaucoup) dingue : je peux regarder et re-regarder chaque épisode sans me lasser !

Les + : tout fonctionne et cette année, les personnages enfants ne sont pas mis de coté.

Les – : la classe moyenne, la trophy wife, les latinos, le couple gays qui adoptent un enfant asiatique, les intellos, la blonde qui n’est pas blonde, l’enfant né vieux, le simplet, le papa cool, etc, etc, etc… Modern Family balaye tous les styles et pourtant mon seul regret c’est qu’il n’y ait pas de personnage Noir.
On ne se refait pas 😀

Game Of Thrones – Saison 6 : Une saison solide qui mise (enfin) sur l’évolution de son histoire

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Le pitch : Il y a très longtemps, à une époque oubliée, une force a détruit l’équilibre des saisons. Dans un pays où l’été peut durer plusieurs années et l’hiver toute une vie, des forces sinistres et surnaturelles se pressent aux portes du Royaume des Sept Couronnes. La confrérie de la Garde de Nuit, protégeant le Royaume de toute créature pouvant provenir d’au-delà du Mur protecteur, n’a plus les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de tous. Après un été de dix années, un hiver rigoureux s’abat sur le Royaume avec la promesse d’un avenir des plus sombres. Pendant ce temps, complots et rivalités se jouent sur le continent pour s’emparer du Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu.
Créée par D.B. Weiss et David Benioff
Genre : Drame, fantastique
Avec Peter Dinklage, Nikolaj Coster-Waldau, Lena Headey…

Mon avis : Game Of Thrones est une des séries les plus attendues chaque année, depuis l’épisode choc du Red Wedding de la saison 3 en 2013. Quasiment tout le monde (moi y compris) s’est jeté sur la série qui a atteint un niveau de hype tel que si vous ne regardez pas un épisode dès le lendemain de sa diffusion, vous encourez le risque élevé d’être spoilé. GOT, pour les intimes, sait maintenir sur la brèche avec sa manie de tuer ses personnages, aussi bien les héros que les « méchants », du coup on ne peut que croiser les doigts pour que nos personnages favoris tiennent jusqu’au prochain épisode. Malheureusement, le buzz de la série a fini par lui porter préjudice. En prenant l’habitude de faire du neuvième épisode de chaque saison un rendez-vous choc (ou le huitième, comme dans la saison 4), GOT avait tendance à faire trop patienter pendant toute la saison, avant de lâcher l’épisode fatal puis de finir en beauté. Sauf qu’au bout d’un moment, ce rythme ne peut plus fonctionner et ses créateurs semblent l’avoir compris d’une part en annonçant la fin prochaine de la série, d’autre part en livrant une saison 6 bien plus accomplie sur le plan narratif. Cette saison est un jeu d’échec live, chaque personnage place ses pions afin de préparer un affrontement de plus en plus proche et parvient à faire grimper la tension à chaque épisode. Certes, le début est un peu gâché par les fuites autour de la mort temporaire de Jon Snow, mais dès l’épisode 4, GOT repart de plus belle et surprend en cours de route. De la mort d’un personnage qui m’a réellement fait pleurer comme un bébé à la bataille des Bastards qui était grandiose, GOT prend enfin de l’ampleur au moment où l’hiver s’installe enfin, creusant ses personnages et positionnant ses leaders. Si la saison voit le retour des Stark à Winterfell et l’avènement du nouveau Roi du Nord, la série prend un parti pris assez audacieux en teasant un face-à-face de Reines. Et enfin, les paris sont ouverts pour ceux qui patienteront jusqu’à la saison 7 en théorisant autour de la fameuse équation mystère : R + L = J ?

Les + : l’évolution des personnages, la mise en scène et la photographie de certains épisodes sont parfois dignes d’un film, la musique du générique (:D)

Les – : le retour de personnages si anciens qu’on ne s’en souvient plus (Oncle Benjen, voir saison 1), le phénomène autour de la série oblige à être assidu et à devoir naviguer entre les spoilers. Résultat, le retour de Jon Snow n’a été une surprise pour personne. Si ?

Mentions honorables :

The Flash – Saison 2 :
En dehors d’un léger flottement en première partie de saison, la série a su maintenir le cap. Entre fidélités aux comics et originalités, The Flash installe ses héros dans une intrigue évolutive, permettant étonnamment de conserver ses personnages sans que cela paraisse trop too much et en teasant les événements à venir en prenant son temps (à travers la présence de Wally West, puis de Jesse), avant de terminer en beauté avec une belle référence à Flashpoint (confirmé pour la saison 3). Flashpoint c’est quoi ? Tout simplement un arc où Barry Allen se réveille sans pouvoir dans un univers parallèle où les héros et vilains connus de DC Comics sont tous chamboulés. Je me demande si l’arrivée de Supergirl chez CW va être incluse dans cette saison. Dans Flashpoint, il n’y pas de Superman, mais Martha Wayne devient le Joker. Cette inversion des genres serait intéressante à creuser dans le cas Superman/Supergirl, puisque les héros et villains de Batman sont déjà utilisés dans la série Gotham (NBC). A moins qu’on ne continue d’étendre le multiverse pour créer un deuxième Batman dans la série télé (qui serait Thomas Wayne du coup…). Enfin bon je spécule. La saison 2 de The Flash était cool.
Girls – Saison 5 :
L’âge de la raison a atteint les femmes de Girls. Après une expérience plutôt ratée en Iowa, Hannah est de retour à New York, et la série suit en parallèle la japonisation de Shoshanna. C’est l’heure des désillusions, cette saison cristallise le moment des premiers vrais échecs à l’âge où les héroïnes pensaient déjà avoir commis leurs erreurs de débutantes. Relations amoureuses chaotiques, retours à la case départ, trahisons amicales, Lena Dunham capte avec beaucoup de vérité les déboires de ces jeunes adultes dans la Grosse Pomme. Seules ombres au tableau, Adam devient un peu un salaud et Hannah se déshabille toujours autant !

>>> Et aussi : la saison 9 de The Big Bang Theory reprend du poil de la bête et prépare l’arrivée d’un nouveau personnage tooouuuut petit (et la fin de la série) ; et la saison 4 de Orange Is The New Black prend un virage politique et se termine en larmes.

Les Bonnets d’âne :

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The Mindy Project – Saison 4 : un vrai désastre

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Le pitch : Mindy Lahiri, une femme médecin trentenaire, gaffeuse, impatiente et désespérément romantique, estime que le moment est venu pour elle de prendre de bonnes résolutions afin que la chance puisse enfin lui sourire en amour et dans tous les autres domaines. Elle a l’intention d’être plus ponctuelle et moins dépensière, de lire plus de livres et de perdre du poids ! En devenant parfaite, elle espère tout naturellement rencontrer enfin son homme parfait…
Créée par Mindy Kaling
Genre : comédie
Avec Mindy Kaling, Chris Messina, Ike Barinholtz…

Avis : Mon petit cœur de pierre est brisé. En 3 saisons, The Mindy Project était devenu LA série girly et gentiment dérangée que j’attendais avec impatience chaque semaine. Entre déboires sentimentaux et élucubrations d’une trentenaire qui n’est pas toute seule dans sa tête, la série de Mindy Kaling était pétillante, drôle et souvent incroyablement cute, notamment grâce au tandem Mindy/Danny et une recette qui fonctionne à tous les coups : les âmes sœurs qui s’ignorent, qui se détestent mais restent tout de même très proches. Pendant 3 saisons, la série fait grandir la relation entre ces deux personnages, jusqu’à finalement en faire un couple. Oui mais voilà, saison 3 ABC annonce qu’ils ne renouveleront pas la série pour une quatrième saison et je suppose que Mindy Kaling a dû se presser pour trouver une fin à ses zigotos. Tout s’enchaîne : demande en mariage, vie commune, bébé… Pardon, un bébé ? Oh non ! Et voilà que la série est rachetée par Hulu (une chaine du câble) qui commande deux saisons d’emblée. Problème : que raconter dans la série alors que l’héroine sensée être célibataire est maintenant casée avec un gosse ? Solution : on casse tout. La saison 4 s’amorce : Danny est aux abonnés absents, le couple se délite avant de se séparer. Arrivent de nouveaux personnages absolument inintéressants, Morgan (aka Ike Barinholtz, aka pote de Mindy Kaling) prend de l’ampleur à mon plus grand regret et Mindy revient sur le marché du célibat, tentant d’enfoncer un pied dans le monde des mères célibataires (sans véritable succès). Du coup, alors que Mindy avait enfin trouvé l’amour, il faut la suivre chercher à nouveau le grand amour et vous aurez beau pleurer Danny, son intérêt se tournera vers un autre personnage (pas vraiment attachant en plus). Quel dommage.

La saison venant tout juste de se terminer, je ne vous spoilerai pas plus mais clairement… le final est plutôt attendu, donc décevant.

Les + : Le personnage de Mindy reste drole malgré tout

Les – : la destruction du love interest principal de Mindy, les absences de personnages qui avaient marqué les premières saisons : Danny, certes, mais aussi Peter et les frères Duplass. Puis il y a de moins en moins de guests !

Man Seeking Woman – saison 2 : En perte de vitesse

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Le pitch : Proche de la trentaine, Josh Greenberg se lance dans une quête fantastique pour trouver le véritable amour. Entre aventures sans lendemain cocasses, rencontre avec Hitler, confrontation avec sa propre main, blind date avec un troll et autres voyages dans le temps, les ennuis ne font que commencer…
Créée par Simon Rich
Genre : comédie
Avec Jay Baruchel, Eric André, Britt Lower

Avis : Après une première saison pleine de génie, la série Man Seeking Woman perd en originalité et a bien du mal à maintenir le cap. Derrière un pitch un peu étrange se cache une vision originale et perspicace de la vie amoureuse de son héros, qui met en scène de façon astucieuse les événements qui jalonnent sa quête. Des extraterrestres féminins qui l’envahissent quand il est en couple pour imager le fait qu’il est plus désirable quand il est casé, ou encore ses engueulades avec sa main droite qui ne veut plus lui rendre « service » (wink, wink) pendant qu’il est célibataire… Man Seeking Woman était aussi fin, qu’étonnant et drôle. Mais dans la saison 2, la série atteint ses limites et se révèle bien moins efficace, puisque les auteurs ont largement fait le tour du sujet l’année précédente. Néanmoins, la saison effleure d’autres idées sympathiques (comme le fait d’être amoureux de la petite-amie de son meilleur ami, la rivalité sentimentale ou encore l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils), mais n’atteint jamais le niveau de la première saison.

Les + : les épisodes du Père Noël, de Jesus et du combat de robots géants

Les – : un héros qui, à première vue, ne donne pas vraiment envie et, globalement, des personnages un peu trop geignards.

Avis défavorables :

The Walking Dead – Saison 7 :
Un peu comme Game Of Thrones, la série souffre du revers de la médaille de son succès. Entre gore et frissons, The Walking Dead s’échine à relever la barre au cours de saisons généralement en dent-de-scie dont les pics ascendants sont souvent boostés par des épisodes chocs, comme ici le mid-season articulé autour de l’invasion d’une horde se zobies à Alexandria. Globalement, j’ai bien aimé cette saison qui a marqué un changement invisible mais notable : les héros sont à présent habitués à ce monde de danger et aux zombies, même les enfants shootent du monstre sans ciller. Le problème ne vient plus des morts, mais finalement des vivants, livrés à eux-même dans un monde qui ne répond plus à aucune règle. Tout en teasant longuement l’arrivée de Negan (un vilain bien plus violent et dangereux que le Gouverneur – en tout cas dans les comics), la série assied ses personnages tout en formant, mine de rien, de nouveaux guerriers parmi les rôles secondaires, sans pour autant oublier d’asséner des petits coups de grâce en tuant des personnages attachants. Le problème ? En dehors du teasing à rallonge autour de Negan, le dernier épisode de la saison a tout gâché : pourtant doté d’une tension énorme, la série conclut sans pour autant aller jusqu’au bout alors qu’un des héros se fait tuer par « Lucille ». Pourquoi ça m’a mis hors de moi ? Tout simplement parce que cette mise à mort copie conforme aux comics a été, pour moi, l’un des moments les plus choquants des 23 tomes que j’ai pu lire (oui, je suis en retard) et j’attendais de retrouver ça pendant tout ce season finale qui était brillament construit mais qui n’a jamais abouti. Frustrant !

En attendant le retour des zombies, retrouvez mon classement des meilleurs moments de la saison 1 à 4 et de la saison 5 à 6.

Arrow – Saison 4 :
Comme l’année dernière, Arrow déçoit encore. Optant pour une intrigue un peu mystique, la série introduit un vilain doté de pouvoirs magiques qui va tenter de prendre le contrôle de Star City (pour commencer). Un nouveau défi pour Arrow et son équipe, habitués à combattre avec leurs flèches, leurs points et du hacking intensif, qui parvient à prendre son envol en première partie de saison. Mais voilà, la série va s’embourber dans des sous-intrigues autour de ses personnages dont on se fiche royalement et qui manquent incroyablement de crédibilité. Outre ces insupportables flashbacks qui ont de moins en moins d’intérêt, Arrow tease la mort d’un de ses héros avant de tuer le personnage féminin le moins agaçant de la série (à peine énervant). Du coup, quand l’une perd l’usage de ses jambes pendant deux minutes chrono et que l’autre chouine en permanence à cause de son méchant papa, la série s’éparpille beaucoup trop pour gagner du temps, tandis que le personnage principal s’illustre dans un statut quo agaçant. Tout cela pour quoi ? Comme dans la saison 3, la saison 4 se termine dans un affrontement éclair (alors que Damien Darhk est sensé être super puissant) aux allures d’un Batman vs Bane dans The Dark Knight Rises. Etait-ce volontaire ?!

>>> Et aussi : la saison 1 de Legends of Tomorrow qui recycle des personnages transparents des séries The Flash et Arrow ; la saison 1 de Heroes Reborn qui a rapidement été annulée

 Vivement l’année prochaine.

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