[SUMMER TV] Stranger Things : LA série de l’été

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Après les sœurs Wachowski et la série Sense8 l’année dernière, c’est une autre fratrie qui vient bousculer cet été avec une nouvelle série disponible sur Netflix : Stranger Things. Les frères Matt et Ross Duffer livrent une première saison efficace et haletante, autour de la disparition d’un enfant dans une bourgade américaine paisible. Entre science-fiction et nostalgie des années 80, Stranger Things étoffe la simplicité de sa trame grâce à une intrigue pleine de mystères qui accroche dès le premier épisode et s’impose comme LA série événement de l’été à ne pas manquer.

Le pitch : A Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…

Depuis sa diffusion en juillet sur Netflix, la série des frères Matt et Ross Duffer fait beaucoup parler. Et pour cause, Stranger Things est une petite pépite inattendue et chaque épisode frôle la perfection.
Plongez dans les années 80, largement inspirée par les maîtres de l’époque – Stephen King et Steven Spielberg – et découvrez Hawkins, petite ville tranquille de l’Indiana, secouée par la disparition d’un jeune garçon. Alors que la série commence par un jeu d’enfants, Stranger Things nous happe dans un thriller captivant et angoissant, mêlant science-fiction, enquête policière et frissons.strangerthings1

À chaque épisode, la série des frères Duffer renforce une intrigue solide, à travers ses nombreux personnages, tous touchés par la disparition du jeune Will Byers : un groupe d’enfants courageux et prêts à tout pour retrouver leur ami disparu, un mère déboussolée qui s’associe à un policier hanté par son passé et des ados aux prises avec les tourments de leurs âges. Si à première vue Stranger Things peut paraître linéaire et semblable à un drama basique, l’arrivée de l’étrange « 11 » (Eleven) change la donne, créant une dimension fantastique qui booste la série.
Brillamment écrite, Stranger Things fascine grâce à son traitement surprenant et ses personnages accessibles: les frères Duffer parviennent à mixer les genres en toile de fond, offrant parfois de la comédie notamment grâce aux enfants, de l’action avec l’intrigue policière et un peu de romance. Mais c’est finalement le mystère autour de la disparition de Will Byers qui vampirise toute la série. Entre expériences interdites, complots et mensonges terrifiants, la série offre une histoire complète qui tient en haleine du début à la fin, non seulement parce que le casting et le scénario sont impeccables, mais aussi parce que Stranger Things est porté par une nostalgie palpable et réjouissante autour des années 80.

En effet, la série retranscrit à la perfection les décors et le style rétro de l’époque, mais aussi en célébrant sa pop-culture : ce qui ressemble à une référence au film Super 8 de JJ Abrams est plutôt une inspiration découlant directement de films tels que Les Goonies de Richard Donner ou encore E.T. L’extraterrestre de Steven Spielberg, voir même de livres comme Ça ou encore Charlie de Stephen King. Et les frères Duffer ne s’arrêtent pas là puisque la série pullule de clins d’œil parfois subtiles et d’autres bien plus évidents, que ce soit à travers les répliques, la mise en scène ou simplement l’ambiance générale qui, en plus de flirter avec Spielberg, King et Carpenter, rassemble des dédicaces parfois plus précises (en vrac : Poltergeist, Alien, The Abyss, Star Wars, l’intrigue du livre Charlie de Stephen King, même Rambo et j’en passe…) ; le tout saupoudré par des accents geeks et délicieusement old school avec ces gamins qui jouent à Donjons & Dragons, mentionnent Le Seigneur des Anneaux et les X-Men (à l’époque où ils s’agissaient encore de livres et de comics !). Ajoutons à cela qu’une bande-originale qui colle à l’ambiance de la série, dans laquelle on y retrouve notamment The Clash, et Stranger Things remonte le temps avec une facilité déconcertante.
On pourrait penser que tous ces clins d’œil pourrait virer à l’overdose, mais Stranger Things les intègre de façon fluide à son récit, ne venant jamais gâcher l’intensité de sa trame pour mieux enfermer le spectateur dans l’intrigue principale.

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Finalement, même si vous n’avez pas vécu (dans) les années 80 (selon votre âge ou vos goûts), Stranger Things est accessible à de nombreux niveaux tant la série propose une galerie de personnages différents, la mise en scène et les tableaux sont soignés et purement immersifs. Mais c’est surtout cette ambiance savamment tendue qui captive et rappelle ces histoires de fantômes ou de monstres qu’on pouvait se raconter étant gamins, autour d’un feu de camp, les yeux écarquillés et le souffle court. Et oui, le coté nostalgie de la série va bien plus loin que le rappel d’une époque datée et sait toucher un public large grâce à un univers vaste et incroyablement maîtrisé, permettant de décortiquer une intrigue épineuse qui évolue à chaque épisode. La force de la série, au-delà de son coté old school, réside dans une histoire bien ficelée et fluide, qui joue brillamment avec nos nerfs avant de répondre à toutes les questions soulevées. Il n’y a que 8 épisodes, mais Stranger Things sait être concis et aller droit au but, sans perdre son temps avec des sous-intrigues futiles. Ça change et ça fait du bien.

Au casting : convaincante et touchante, Winona Ryder (Show Me A Hero, Frankenweenie…) est parfaite dans son rôle, épaulée par un David Harbour (Suicide Squad, Strictly Criminal, Banshee…) remarquable en flic bourru et rapidement rattrapé par d’anciens traumas. Autour d’eux, des jeunes acteurs géniaux : le trio Finn Wolfhard, Caleb McLaughlin et Gaten Matarazzo enchantent, tandis que Natalia Dyer, Charlie Heaton et Joe Keery permettent de temporiser l’univers dramatique des parents et le monde fantaisiste des gamins. Noah Schnapp et Matthew Modine (Jobs, The Dark Knight Rises…) sont plus rares à l’écran, mais si l’absence de l’un renforce l’impact de la série, chaque apparition de l’autre fait monter la pression d’un cran.
Et bien sûr, la star de la série est Millie Brown, absolument incroyable dans un rôle très complexe que la jeune actrice interprète avec brio.

En conclusion, malgré un format court de 8 épisodes, Stranger Things dévoile une première saison proche de la perfection. A partir d’une intrigue simple, les frères Duffer tissent un mystère épais et fascinant, dans lequel on plonge en un clin d’œil. Une série à découvrir absolument (et si vous n’avez pas Netflix, abonnez-vous quand même : le premier mois est gratuit, autant en profiter !). J’ai hâte de voir la suite, même si, à mon humble avis, cette saison se suffit à elle-même.

Série disponible sur Netflix
Genre : Drame, science-fiction, thriller

Avec Winona Ryder, David Harbour, Millie Brown…

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