[CRITIQUE] Peter et Elliott Le Dragon, de David Lowery

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Le pitch : Depuis de longues années, M. Meacham, un vieux sculpteur sur bois, régale les enfants du coin avec ses histoires sur un féroce dragon qui vivrait au plus profond de la forêt voisine. Pour sa fille Grace, garde forestière de son état, tout ceci n’est que contes à dormir debout… jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Peter. Ce mystérieux petit garçon de 10 ans – qui dit n’avoir ni famille ni foyer – assure qu’il vit dans les bois avec un dragon géant baptisé Elliott. Et la description qu’il en fait correspond étonnamment à celui dont parle son père… Avec l’aide de la jeune Natalie – la fille de Jack, le propriétaire de la scierie -, Grace va tout mettre en oeuvre pour découvrir qui est vraiment Peter, d’où il vient, et percer le secret de son incroyable histoire…

Presque 40 ans après le premier film d’animation réalisé par Don Chaffey en 1977, les Studios Disney revisitent l’histoire en prise de vues réelles, sous la houlette de David Lowery (Les Amants du Texas).
Peter et Elliott Le Dragon est une jolie fable contemporaine et familiale qui invite son public à renouer avec leur imaginaire. Si les plus jeunes n’auront aucun mal à croire à cette histoire de dragons, la magie Disney saura attendrir les plus grands en narrant une histoire d’amitié attendrissante et pleine de charme.
J’avais un peu peur de me retrouver devant un film trop enfantin, mais comme tous les classiques récemment revisités par Disney, le film de David Lowery ajoute une pointe de noirceur pour approfondir son intrigue. En effet, au-delà d’une introduction un peu frissonnante, Peter et Elliott Le Dragon aborde des thématiques sensibles, de la rupture à la perte, qui viennent renforcer les personnages qui s’y rencontrent. Simple et agréable, Peter et Elliott Le Dragon m’a embarqué dans son univers que j’ai adoré découvrir avec des yeux d’enfant, tant le film parvient brillamment à mêler des moments de douceurs à des pics d’excitations, notamment grâce à son personnage principal : Elliott.

De nos jours, il n’est pas si facile de faire vivre un dragon sur petit ou grand écran, quand on voit la concurrence. Il y a la version blockbuster XXL avec Godzilla (lézard géant, dragon… quelle différence ?), la version dangereuse avec Drogon, l’aîné des trois « enfants » de Khaleesi dans Game Of Thrones et, bien sûr, la version à la fois choupinoute mais féroce avec Krokmou dans les films d’animations Dragons (des studios Dreamworks). Pour se démarquer, les Studios Disney choisissent une version finalement logique (grâce à un terrain habilement préparé depuis Le Voyage d’Arlo jusqu’à l’adaptation du Livre de la Jungle, si vous voulez mon avis !), proche du meilleur ami de l’homme, puisque Elliot est visiblement inspiré par les attitudes des chiens, ce qui le rend incroyablement attachant. Toute la dynamique du film repose sur une créature numérique et muette, et pourtant c’est la vedette du film qui vient insuffler toutes les émotions qui traversent l’histoire. De la peur de la solitude à la joie, en passant par des moments de tristesse ou de sérénité, le film de David Lowery doit beaucoup à la moitié fantastique de son duo.

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Sans être une pépite, Peter et Elliott Le Dragon est plutôt réussi. On y retrouve les codes des films Disney, alliant l’innocence de l’enfance à la dimension familiale, aussi reconstruite soit-elle, avec un peu d’aventure et de frissons, le tout enrobé dans une bonne morale autour des valeurs familiales. C’est à la fois simple et classique, mais surtout rudement efficace.
Visuellement, le film de David Lowery prolonge la fiction, d’une part à travers ses décors boisés et naturels qui viennent illuminer la photographie de l’image, tandis que les superbes effets spéciaux asseyent la crédibilité de l’ensemble, offrant des plans sublimes et insufflant de l’adrénaline agréable lors des scènes de vols. Cela rend non seulement Elliott plus vrai que nature – bien qu’objectivement, il ait l’air d’une grosse peluche vivante idéale pour les gros câlins – mais aussi le contexte de l’histoire, qui vient souligner le message écologique qui bout en filigrane.

Au casting, le jeune Oakes Fegley fait des premiers pas réussis sur grand écran, ce qui n’est pas facile quand son partenaire n’existe pas en vrai (je parle d’Elliott le dragon). Autour de lui s’anime un joli casting, composé de Bryce Dallas Howard (Jurassic World, La Couleur des Sentiments…), Robert Redford (Truth, Captain America : Le Soldat de l’Hiver…), Wes Bentley (Interstellar, American Horror Story…) et Karl Urban (Riddick…), ainsi que la jeune Oona Laurence (La Rage au Ventre…).

En conclusion, Peter et Elliott Le Dragon reste une fable gentillette signée Disney et pourtant le charme attendrissant du film l’emporte sur la forme un peu facile, certes, mais réussie. David Lowery nous plonge dans un univers à la fois enfantin et fantastique, sans oublier d’y ajouter une part d’ombre pour rendre son conte visuel accessible à un public plus large. Espérons que sa future version de Peter Pan prévue en 2017 s’inspirera du meilleur de Peter et Elliott Le Dragon. À voir, donc.

IT CAN CAMOUFLAAAAAAGE!!

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