Flop 2016 : Les bonnets d’âne

idr_gif

Comme tous les ans, c’est l’heure du bilan ciné. Faire un flop (top des mauvais films) est finalement plus difficile, car il faut faire le tri entre les films que j’attendais et qui ont été décevants, les films tout simplement mauvais qui m’ont donné envie d’aller pêcher mes orbites à la petite cuillère et les catastrophes annoncées.

Voici mon flop 10 des déceptions de l’année :

Independence Day: Resurgence, de Roland Emmerich

independanceday2

Comment dire ? C’était moche, creux, flemmard et vilain. Emmerich ressuscite son gros succès des années 90 mais manque cruellement d’ambition, principalement parce qu’il tente désespérément de se raccrocher au premier film. Des personnages transparents, une histoire bancale, du pompage sans gêne sur d’autres films SF et, surtout, des effets spéciaux qui, en 2016, ont l’air encore plus cheap que ceux datant de 1996. Bref, Independence Day: Resurgence n’atteindra même pas le niveau du nanar et passe directement dans la catégorie des navets. J’étais pas déçue en sortant du film, mais anéantie de voir un de mes films cultes réduits en charpie.
>>> Lire ma critique

Legend, de Brian Helgeland

legend

My bad ! Mea culpa ! C’est entièrement ma faute ! Je l’avoue, je suis victime de mon fangirlisme MAIS mon amûûûûûûr pour Tom Hardy (graou !) ne m’empêchera pas de classer Legend parmi les bons gros navets de l’année. Legend est mal écrit, mal fichu et moyennement interprété (par l’ensemble du casting hin, Tom Hardy est parfait U_U). Heureusement pour lui, il a aussi eu The Revenant cette année (ouf).
>>> Lire ma critique

Zoolander 2, de Ben Stiller

ZOOLANDER 2 - affiche du film

Alors oui, je sais, c’est un peu étonnant de trouver ce film ici, alors qu’il devrait juste s’évaporer dans les oubliettes d’Hollywood. Mais Zoolander 2 est probablement le film le plus insupportable et criard de 2016. Alors que le premier opus parvenait à associer l’humour un peu bébête à un message un peu satirique sur le monde de la mode et des médias, le film de Ben Stiller saute à pieds joints et patauge même dans un océan de bêtise sans fond. Et ce ne sont pas les multiples caméos de stars qui peuvent sauver ce naufrage (au contraire, d’ailleurs…).
>>> Lire ma critique

Don’t Breathe : La Maison des Ténèbres, de Fede Alvarez

dontbreathe

Je n’ai pas du tout accroché à Don’t Breathe, pourtant salué par la critique presse et publique. Autant j’ai aimé le coté huis-clos, mais j’ai trouvé la tension trop aléatoire, souvent même absente, et le temps un peu long. Et puis, bon, il m’en faut plus qu’une tentative insémination sauvage pour me faire sauter sur mon siège. Quelques bons points, mais très loin d’être suffisant surtout quand on se targue d’être « le meilleur film d’horreur de ces 20 dernières années » (cf. l’affiche du film).
>>> Lire ma critique

L’Idéal, de Frédéric Beigbeder

lideal_HD_banner

Dans le genre honteux, le cinéma français n’a pas à rougir. Il faut dire que L’Idéal faisait rêver en promettant une critique acide du monde de la mode (on aime un peu trop taper sur ce sujet, non ?). Frédéric Beigbeder signe un film qui lui ressemble : complaisant, ronflant, mollement trashouille et aussi classe qu’une prostituée en fin de carrière (ou en fin de journée… bon appétit). Navrant.
>>> Lire ma critique

Nocturama, de Bertrand Bonello

nocturama

Collant à l’actualité de (trop) près, Nocturama avait tout du projet quand même couillu. Oui mais voilà, si le film de Bertrand Bonello démarre bien, il finit par sombrer dans la contemplation passive sans jamais approfondir ni ses personnages, si son sujet. L’ambition est là, mais manque d’aboutissement et avec un sujet aussi grave, surtout en ce moment, on ne peut pas simplement montrer des gamins poser des bombes dans Paris sans aller plus loin dans le message. Non monsieur.
>>> Lire ma critique

Suicide Squad, de David Ayer

SuicideSquad_logo

Ah il m’aura fait baver ce film là, pendant des mois. Déjà qu’à la base je suis fan d’Harley Quinn et du Joker, mais en plus Suicide Squad promettait un film insolent et violent où – surprise – ce sont les super vilains DC Comics qui deviennent des héros. Mais une fois devant le film, c’est la débandade. Si le film de David Ayer tient la route en terme de divertissement simple, niveau adaptation c’est la cata : au-delà du fait que Will Smith tire la couverture vers lui, les super-méchants de DC sont transformés en bisounours et pros de la menace qui n’aboutit jamais, baladés entre des scènes d’action trop softs et un scénario à trous. À l’instar d’un Batman V Superman ambitieux mais à la réalisation bordélique, Suicide Squad a beau être cool, il n’en demeure pas moins anecdotique. Je n’ai même pas jeté un œil à la version longue, c’est dire (en même temps, 16 minutes… sérieusement ?!). Ce n’était pas le pire des films de super-héros cette année, mais très certainement la plus grosse douche froide. Voilà pourquoi il se trouve dans ce top (à la place de X-Men Apocalypse, donc).
>>> Lire ma critique

The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn

theneondemon

Parmi mes plus grosses attentes de l’année, hors blockbuster et fangirling, The Neon Demon se plaçait en tête de liste. À l’arrivée, la plastique parfaite du film de Nicolas Winding Refn ne suffit pas à faire oublier la vacuité soporifique de son histoire. Malgré une conclusion réussie, j’en ai presque pleuré de déception en sortant de la séance.
>>> Lire ma critique

Carol, de Todd Haynes

carol

Très glamour et taillé dans du matériel à Oscars (pour finalement repartir bredouille), Carol parle d’amour et d’interdit sans passion, livrant un drame ennuyeux et froid qui avait pourtant tout pour remuer les esprits. Malgré le charisme de la sublime Cate Blanchett, Todd Haynes propose du clé-en-main, dans un écrin très académique : beau, maîtrisé et joliment interprété mais… chiant comme la pluie (un dimanche après-midi en plein novembre).
>>> Lire ma critique

Premier Contact, de Denis Villeneuve

premiercontact1

Certains disent que c’est LE film de l’année… let’s agree to disagree. Ah ça oui, il est beau ce Premier Contact, il est beau visuellement : la photo, la mise en scène, blablabla… oui, on en prend plein les mirettes. Mais bon sang, que c’est lent et laborieux à se mettre en place ! Et le plus décevant, c’est qu’une fois les enjeux énoncés, le film de Denis Villeneuve annule son message fédérateur (et finalement hyper convenu) pour se recentrer à la dernière minute sur les petites envies égoïstes (et un chouilla cruelles) de son personnage principal. À ce jour, je m’interroge toujours sur cette fin qui gâche le potentiel de l’histoire : Denis Villeneuve souhaitait-il montrer que même lorsqu’il s’agit de sauver le monde l’être humain reste profondément égoïste ? Je ne sais pas, en tout cas, la hype ne passera pas par moi. Pour rester objective, Premier Contact se trouve dans ce top non pas parce qu’il est mauvais (faut pas exagérer) mais parce qu’il ne mérite pas, selon bibi, l’effervescence reçue. Tout comme Midnight Special quelques mois plus tôt d’ailleurs… Allez-y, vous pouvez me jeter des cailloux \o/
>>> Lire ma critique

***

Et vous, quelles sont vos déceptions de l’année ?

>>> Découvrez mon top 10 2016

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s