Top 2016 : Le meilleur de l’année

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2016 a été un bon cru, et il y en a eu pour tous les goûts. Horreur, comédie (même romantique), blockbuster, action, drame, SF, animation… tous les genres ont eu au moins un film excellent qui a marqué l’année. On pourrait croire que ça a rendu le choix difficile, et pourtant non : les bijoux de l’année se sont imposées très nettement comme des valeurs sûres. Et cette année, les films américains ont eu beaucoup de concurrence : du cinéma français, coréen, italien ou encore indien, que de bonnes surprises (le plus souvent inattendues). Quelle année \o/

Voici mon top 10 de l’année :

Mademoiselle, de Park Chan-Wook

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Trois ans après Stoker, je suis instantanément tombée sous le charme de Mademoiselle. Sublime, machiavélique, sensuel et fascinant, le film de Park Chan-Wook frôle l’œuvre d’art. Oui, oui, l’œuvre d’art, carrément 🙂
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Déesses Indiennes En Colère, de Pan Nalim

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L’autre claque de l’année, une que je n’ai pas vu venir. Pan Nalim dénonce la réalité d’être une femme en Inde, entre danses bollywoodiennes et tragédies. Brillant et engagé, Déesses Indiennes En Colère rend la parole aux femmes, dans un film certes indien mais à portée universelle, à la fois bouleversant et révoltant. Il est disponible en VOD, mais croisons les doigts pour une sortie BR/DVD bientôt, ce film mérite d’être vu, connu et reconnu.
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Divines, de Houda Benyamina

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Pour un premier film, Houda Benyamina frappe fort et juste, avec un drame puissant, porté par une jeune actrice, Oulaya Benyamina, bourrée de talent. Les imperfections et les accents bruts du film viennent renforcer son propos, l’ensemble est phénoménal, à couper le souffle tandis que Divines prend des airs d’épopées urbaines, grâce à une mise en scène viscéral qui sublime aussi bien la photo que des personnages à vif.
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Room, de Lenny Abrahamson

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À la fois douloureux et superbe, Room est un drame sensible, oscillant entre le courage d’une mère et l’éveil d’un enfant, pendant et après avoir été retenus captifs. Lenny Abramhamson évite brillamment le pathos et livre un film lumineux, porté par deux acteurs extraordinaires. D’ailleurs, je vais vous dire un truc : la seule raison pour laquelle Leonardo Dicaprio a eu son oscar (il aurait dû l’avoir pour Le Loup de Wall Street U_U), c’est uniquement parce que le jeune Jacob Tremblay n’a pas été nommé. Voilà tout.
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Dernier Train Pour Busan, de Yeon Sang-ho

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Oh, un film de zombies ! Oui, mais pas n’importe lequel. Loin du film d’horreur classique, Dernier Train Pour Busan offre un thriller affûté et haletant, délaissant le coté gore des films de zombies pour offrir un survival malin, stressant et surtout efficace. Certes, le film de Yeon Sang-ho connait quelques lenteurs et des moments un peu WTF, mais je suis restée accrochée à mon siège de bout en bout. Génial !
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Captain America – Civil War, de Joe et Anthony Russo

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Oh, un film de super héros ! oui, mais pas n’imp… bon ok j’arrête. Mais quel énorme kiff ce Captain America – Civil War. Les Studios Marvel réécrivent un des arcs les plus importants des comics pour l’adapter à l’univers des films, et résultat, mené par les frères Russo, ce « Avengers 2.5 » réussit là où l’Ère d’Ultron avait plutôt déçu. Abouti, solide et jubilatoire, ce nouvel opus de Captain America parvient à assombrir l’univers souvent trop lisse et uniforme Marvel (et je ne parle pas de Black Panther, bande de petits malins !) sans déroger à son identité. Haters gonna hate.
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Folles de Joie, de Paolo Virzi

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Après Sorrentino l’année dernière, c’est un autre Paolo qui invite la dramédie italienne dans mon top annuel avec l’irrésistible Folles de Joie. Touchant, exubérant et féminin, le film de Paolo Virzi cristallise la folie douce de ses personnages dans un film attachant, entre road-trip, déni et prises de conscience. Deux actrices interprètent un duo de femmes attachantes, pas forcément nettes mais tellement drôles. Une vraie bouffée d’air frais !
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Captain Fantastic, de Matt Ross

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Critique lucide de la société moderne et de la pensée unique, le film de Matt Ross propose un tableau familial atypique où Viggo Mortensen campe un idéaliste chevronné en père de famille. Captain Fantastic confronte ses personnages à la réalité, ainsi que les limites de son sujet, avec beaucoup d’humour (parfois cinglant) et de tendresse. Excellent.
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The Revenant, d’Alejandro González Iñárritu

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Un an après Birdman, Alejandro González Iñárritu signe un western glacé, violent et primitif, malmenant un Leonardo Dicaprio proche de l’état sauvage et rongé par la vengeance. La réalisation est aussi expérimentale qu’immersive, The Revenant dissèque la nature humaine dans sa noirceur, entre performances viscérales et exercice de style maîtrisé et prenant. Et puis y a Tom Hardy.
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10 Cloverfield Lane, de Dan Trachtenberg

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Et oui, j’ai mis 10 Cloverfield Lane et non Conjuring 2, pourquoi ? Parce que faire flipper/hurler les gens, c’est la moindre des choses pour James Wan non ? Alors que là, personne n’attendait le film de Dan Trachtenberg, moi-même j’y suis un peu allée à reculons (n’ayant pas aimé Cloverfield) et pourtant le film se révèle être un thriller brillant, alliant huis-clos et survival dans un ensemble aussi oppressant que tendu, le tout mené par un face-à-face réussi entre une Mary Elizabeth Winstead excellente et un John Goodman impeccable. Pas vu ? Courrez, alors !
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***

Mais aussi mes 10 autres chouchous de l’année (par ordre de sortie en salles) :

Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino : retour aux sources pour Tarantino qui privilégie l’histoire et la mise en scène aux projections de sang à tout-va, pour un western savoureux, un peu long mais réussi.

Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, de Ryan Coogler : digne héritier des films Rocky, c’est également un bon film de boxe. Aussi nerveux que spectaculaire, Creed colle le spectateur aux première loges et offre un superbe rôle à Sylvester Stallone.

Deadpool, de Tim Miller : Fun, barré et bien trashouille, le mercenaire Marvel s’éclate chez la Fox et bouscule les codes. Un premier essai validé, mais attention, une suite trop similaire ne sera pas suffisante. Wait & see.

Zootopie, de Byron Howard et Rich Moore : les studios Disney créent un univers animalier plein de surprises et bourrés de références pop. Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est le message de tolérance et anti-xénophobie qui est arrivé à point nommé en ce début d’année.

La Vache, de Mohamed Hamidi : probablement LA comédie française de l’année ! Le périple d’un Algérien et de sa vache sur les routes de France, sans cliché mais avec beaucoup de candeur, d’humour et de tendresse.

Brooklyn, de John Crowley : une romance irlandaise à la sauce fifties qui me rappelle mon livre favori, entre émancipation et classicisme old-shool. Saoirse Ronan brille dans un film frais et tout doux. Parfois, c’est bien aussi.

Demolition, de Jean-Marc Vallée : Jake Gyllenhaal donne un coup de massue aux fameuses étapes du deuil pour retrouver ses émotions à travers le chaos et une étonnante rencontre entre personnages en suspens.

Conjuring 2 – Le Cas Enfield, de James Wan : LA vraie flippe de l’année et la suite très attendue du premier volet déjà prometteur. Wan met la barre haute avec un film angoissant qui m’a fait bondir plus d’une fois. Et crier aussi. Un peu. Un petit « ha ! » mais rien de… bref.

La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto : au-delà du biopic arrangé, le film propose des tableaux fantastiques, mêlant la danse à un spectacle vivant et visuellement bluffant, autour d’une artiste aussi entière que fragile.

Bridget Jones Baby, de Sharon Maguire : Revenir 15 ans après le premier film était un pari risqué, surtout quand le film n°2 n’était pas terrible. Pourtant, la fraîcheur de Bridget n’a pas pris une ride et ose même s’améliorer avec l’âge, signant des retrouvailles hilarantes, entre romantisme girly et nostalgie.

***

Et enfin quelques mentions honorables pour :

Bang Gang (Une Histoire d’Amour Moderne), d’Eva Husson : pour son insolence
Belgica, de Felix Van Groeningen : pour sa bande-originale
A Perfect Day – Un Jour Comme Un Autre, de Fernando León de Aranoa : pour relativiser
High Rise, de Ben Wheatley : pour sa folie
The Witch, d’Adam Wingard : pour son initiative

***

Et vous, quels sont vos films favoris de l’année ?

>>> Découvrez mon flop 10 2016

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