[CRITIQUE] Nocturnal Animals, de Tom Ford + explications

nocturnalanimals1

/!\ À la fin de l’article, quelques explications (et spoilers) sur la fin du film /!\

D’une élégance rare à la noirceur palpable, le nouveau film de Tom Ford nous entraîne dans un thriller dérangeant et maîtrisé, où les amours déchues s’entrechoquent dans une intrigue marquée par une violence bien plus implicite que graphique. Porté par un casting de choc, Nocturnal Animals déroute, pas uniquement par son traitement, mais surtout à cause de (ou grâce à) sa simplicité ingénieuse. Brillant, tordu et entêtant, Tom Ford se conforte peut-être dans une forme académique mais il livre toutefois un film surprenant et brutal.

Le pitch : Susan, galeriste à Los Angeles, mène une vie bien rangée à la limite de la monotonie, délaissée par son époux Hutton Morrow. Jusqu’au jour où, seule à la maison, elle reçoit un livre : Nocturnal Animals, signé par son ex-mari Edward Sheffield, dont elle est sans nouvelles depuis des années. Edward s’y met en scène dans le rôle de Tony Hastings, un père de famille en proie à l’horreur sur les routes du Texas, face à Ray Marcus, un chef de gang ultra-violent et le lieutenant Bobby Andes. Ce roman, d’une violence rare, va bouleverser Susan et réveiller bien des sentiments, que la jeune femme croyait enfouis à jamais… fissurant dangereusement la surface vernie de l’existence qu’elle s’est choisie.

7 ans après l’excellent A Single Man, Tom Ford repasse derrière la caméra pour adapter le roman d’Austin Wright, Tony and Susan. Anciennement styliste, notamment pour Yves Saint Laurent, Tom Ford emporte avec lui un classicisme esthétique et épuré que l’on retrouve dans ses cadres. Nocturnal Animals s’inscrit dans la haute société américaine, créant des tableaux d’une élégance remarquable, de la mise en scène aux choix des costumes et des décors, ainsi que via sa façon de filmer les corps et autres silhouettes comme une forme d’art. Un choix qui marque les esprits dès les premières minutes et entraîne le spectateur dans ce monde d’apparences, aussi flamboyant que prêt à s’effondrer comme un château de cartes dès le moindre courant d’air. Et c’est justement ce qui arrive, sous forme d’un mystérieux livre, qui va venir chambouler la vie et les croyances de l’héroïne du film.

Pas facile de faire un film autour de la lecture d’un bouquin, pourtant Tom Ford parvient à allier la fiction dans la fiction, à une intrigue complexe mais joliment fluide. Alors que le premier récit s’abîme dans un polar violent où un homme voit sa femme et sa fille kidnappées, le film développe une intrigue plus profonde autour du personnage principal, Susan, dévoilant son quotidien empreint de doutes et d’ennui bourgeois, tout en évoquant son passé avec son ex-mari. L’approche est réussie, car le film parvient à nous faire voyager dans ses différentes histoires à l’aveuglette, alors que le lien n’est pas forcément évident.
En effet, c’est la partie fictive du film qui maintient en haleine tout du long, celle qui se déroule dans le livre et au Texas, grâce son contexte horrible et ses personnages immoraux. Tom Ford joue avec nos nerfs tandis que chaque nouvelle plongée dans le roman relance un film qui semble plutôt classique, alors que se dénouent les secrets de l’héroïne à travers son passé et ses choix. S’il y a peu de personnages, Nocturnal Animals choisit des portraits différents mais précis, passant de la froideur d’un couple mondain et distant à l’insouciance malveillante d’un meurtrier texan, disséminant des repères d’abord anodins mais finalement crucieux. Oscillant d’un monde à l’autre, le film ne cesse d’intriguer, tandis que la violence poussiéreuse et la tragédie familiale du roman se transforment en paillettes tristes et draps vides, une fois revenu dans la réalité finalement plus factice de Los Angeles, mais pour quel objectif ?

NOCTURNAL ANIMALS

À première vue, l’ensemble parait parfois austère et froid. Que ce soit dans le désert menaçant du Texas ou les décors artys et bobos de la grande ville, Nocturnal Animals s’installe dans une morosité calculée et glaçante, offrant une photographie luxueuse et maîtrisée qui reflète un malaise insidieux mais savamment entretenu, qui s’amplifie au fur et à mesure que le film avance. L’intrigue elle-même attise la curiosité, surtout parce que les deux histoires ne semblent pas vraiment avoir de lien entre elles, mais aussi parce la réaction des personnages est toujours décalée par rapport aux événements qui se déroulent à la fois dans le film et également dans le roman du film. Ce n’est que dans ses dernières minutes que Nocturnal Animals prend tout son sens et nous explose au visage. Personnellement, le film a trotté dans ma tête longtemps après la séance. Alors que les thrillers récents nous ont habitué à des twists renversants (Gone Girl en tête de liste ou encore le récent La Fille Du Train), Nocturnal Animals en profite et fait durer le suspens avant de conclure non seulement avec justesse avec une simplicité si basique que, dans un premier temps, je n’avais même pas compris. Mais au final, pourquoi faire compliqué quand l’efficacité est à portée de main ? Ce n’est pas qu’un simple thriller mais une histoire brillamment réfléchie et portée sur grand écran, car s’il n’était pas évident de retranscrire les passages lus dans le film, c’est surtout la facilité avec laquelle Nocturnal Animals nous prend au piège qui est délectable. Le film s’assemble comme un puzzle et réserve sa pièce maîtresse à la dernière minute qui, comme une Pierre de Rosette, déchiffre tous les indices cachés, posant un nouveau regard sur l’ensemble.
Rongé par la vengeance, Tom Ford signe un jeu de dupes malin et déroutant, qui nous amène d’abord aux portes de l’insoutenable avant de livrer une conclusion qui résonne comme une sentence : tranchante, calculée et brillante. Difficile d’en sortir indemne.

nocturnalanimals4

Au casting, Tom Ford sait s’entourer : moi qui ne suit pas très fan d’Amy Adams (Premier Contact, Batman v Superman, Big Eyes…) en général, je l’ai trouvée ici excellente dans son personnage de femme mondaine à la tristesse snobinarde (oui, peut-être aussi parce qu’elle morfle un peu :D). À ses cotés, Jake Gyllenhaal (Demolition, Everest, La Rage Au Ventre…) excelle dans ses deux rôles, d’un coté le père de famille dévasté et le jeune premier rêveur de l’autre, tandis qu’Aaron Taylor-Johnson (Avengers : L’Ère d’Ultron, Godzilla…) surprend à travers son personnage immoral et Michael Shannon (Midnight Special, Free Love…), comme toujours, est impeccable (même quand il crache ses poumons).
À l’affiche également, Isla Fisher (Insaisissables…) et Ellie Bamber (Orgueil et Préjugés et Zombies…) viennent renforcer le red power le trouble, tandis qu’Armie Hammer (Agents Très Spéciaux…), peu présent, est tout de même convaincant dans son rôle.

En conclusion, Nocturnal Animals déroute. Derrière son écrin élégant et sophistiqué, le film de Tom Ford mêle violence physique et morale dans une histoire de vengeance complexe et aboutie. Si le film semble nous promener à l’aveuglette, c’est dans ses dernières minutes que Nocturnal Animals assène un coup de grâce qui n’a rien à envier aux thriller les plus tordus qu’on a pu voir au cinéma ces derniers temps, tout en conservant à chaque image une classe folle, réfléchie et une simplicité aussi redoutable qu’efficace. Oui, un peu comme le travail de Tom Ford, au cinéma ou sur les podiums. À voir !

NOCTURNAL ANIMALS

***EXPLICATIONS (ET SPOILERS) ***
À ne pas lire si vous n’avez pas vu le film !

Non, je ne vous prends pas pour des buses, mais personnellement, j’ai mis pas mal de temps à digérer le film. En sortant de la séance, j’ai d’abord été déçue : tout ça pour ça ? Et je me dis que certains pourraient éprouver la même chose. Décortiquons un peu ce très bon Nocturnal Animals

Il y a deux parties imbriquées dans ce film : la première commence avec la vie et les souvenirs du personnage principal, Susan, une femme qui vit dans un milieu aisée, travaille dans une galerie d’art et évolue dans un monde influent avec un certain ennui bourgeois. Elle s’ennuie, tente de retenir un mari la délaisse avant de découvrir qu’il la trompe. En lisant le roman écrit par son ex-mari, Edward, elle admire son talent pour l’écriture et replonge dans ses souvenirs. Leur rencontre, puis leur mariage contre l’avis de sa mère (splendide Laura Linney, au passage) qui trouvait qu’Edward n’était pas un homme pour elle, principalement parce qu’il ne venait pas du même milieu et qu’il n’avait pas vraiment d’ambition. Petit-à-petit, leur mariage s’étiole, Susan finit par regarder Edward avec les yeux de sa mère et le rejette, finissant par remettre en cause son talent pour l’écriture, avant de le quitter pour son nouveau mari (Armie Hammer). Pire même, elle avorte de son enfant et Edward la surprend à la sortie de la clinique avec son amant. Pourtant, à travers la lecture du roman, Susan retrouve la flamme qui lui manquait dans sa vie, décide de revoir Edward pour le féliciter pour son livre, semblant même espérer un peu plus. Mais ce qu’elle ne voit pas, perchée tout en haut de sa tour d’ivoire, c’est le message sans appel que son ex-mari lui inflige dans son roman. 

En effet, le roman met en scène un homme, également joué par Jake Gyllenhaal, dont le chemin croise celui d’un gang sur les routes, en pleine nuit et au Texas. Lui et sa famille sont pris à partie par le gang, qui finit par kidnapper sa femme et sa fille, avant de le forcer à conduire à l’aveuglette dans le désert. L’homme, Tony, finit par s’échapper et à contacter la police. Avec l’aide d’un enquêteur (Michael Shannon), il va finir par retrouver les corps de sa femme et de sa fille, nues et abandonnées dans une décharge, après avoir été violées et tuées. Détail important, les deux personnages féminins sont rousses, comme Susan (Amy Adams). S’ensuit une traque qui va durer plus d’un an où la vie de Tony semble en suspens, jusqu’au moment où l’enquêteur le recontacte. Ensemble, il traque le chef de gang (Aaron Taylor-Johnson), présenté comme un bellâtre arrogant et immoral. Le policier convainc Tony de passer au-dessus des lois et faire justice lui-même. Après plusieurs face-à-faces et parties de cache-cache, Tony finit par tuer le chef de gang, en se blessant mortellement au passage, avant de mourir lui aussi. (La joie de vivre est totale)
À travers ce roman torturé, Edward ne narre pas qu’une simple fiction, mais il exorcise également ses démons en tuant virtuellement Susan et les rêves de famille qu’il avait quand ils étaient ensemble. Edward raconte son purgatoire et sa descente aux enfers, à travers l’attente de Tony puis ses face-à-faces douloureux avec le chef de gang (qui est une version malveillante du nouveau mari de Susan qui lui a pris sa femme et son enfant, d’où le beau mec sans gêne qui se fiche totalement de ses actions, même face à un représentant de la loi), ce qui reflète son ressenti et ses états émotionnels après sa rupture avec Susan, qui l’a profondément brisé. En tuant Tony et, finalement, tous les personnages du roman, Edward tourne la page sur cette période de sa vie et tire un trait définitif sur l’homme qu’il était, sur Susan et ce qu’elle représentait pour lui. Il lui envoie son roman pour qu’elle le sache et si l’histoire ne dit pas s’il s’attendait à ce qu’elle ait de nouveau envie de le voir, il accepte sa proposition. Au final, en ne venant pas au rendez-vous, Edward exécute la torture ultime, le plan parfait, tandis que le film se termine avec Susan qui, d’abord pleine d’espoir, comprend petit-à-petit la situation et réalise ce qui se passe. Elle reste seule, dans un restaurant animé, à contempler le vide aussi bien physique que métaphorique concernant sa vie. La vengeance rêvée : donner envie à son ex de le reprendre avant de l’abandonner comme une vieille chaussette.
Ce qu’on peut comprendre aussi, c’est que le personnage de Susan est tellement engluée dans son petit monde qu’elle ne réalise même pas le message qui la concerne dans le roman. Non seulement il la tue, violemment et dans la souffrance, mais en plus son corps est abandonné dans une décharge… comme un déchet. Ce n’est pas seulement un roman mais l’exutoire d’un homme qui a été trahi par la femme qu’il aimait.  

Publicités

12 réflexions sur “[CRITIQUE] Nocturnal Animals, de Tom Ford + explications

  1. Super article ! Et j’ai vécu le film de la même façon que toi c’est seulement avec la scène finale que j’ai réussi à comprendre ce que représentait vraiment le livre pour Edward. Incroyable ce film.
    Par contre je ne pense pas que Ray représente Hutton, qui est quand même pas mal laissé en retrait dans le film. Je pense qu’il représente Susan en fait. Pas mal d’indices vont dans ce sens. J’ai dédié une vidéo à l’analyse du film où je m’attarde sur des détails importants si ça vous intéresse : https://youtu.be/KqeOXhygc0w

  2. Merci pour cet article (ainsi que celui de Marla que j’ai également été lire). Je vous rejoins sur votre interprétation. Pourtant, il y a des choses qui restent en suspend pour moi. La scène d’ouverture avec des corps de femmes obèses. Elle est ultra marquante cette séquence. Okay, il s’agit de l’exposition de Susan, mais j’imagine qu’elle a une raison d’être. Est-ce une façon de mettre en scène le temps qui passe ? L’action du temps sur soi, que Susan ressent comme pesant ?

    Et encore, quand Susan appelle sa fille « j’avais juste besoin d’entendre ta voix ». Elle n’en fait pas du tout mention dans le reste du film. S’agit-il d’un moment fantasmé ? De cette enfant qu’elle a avorté et qui pourrait être elle, qui lui manque ? Le fruit du regret qui rejoins celui de son ex mari.

    Et j’aimerai également souligner la force des mots également. Je pense qu’il y a une sorte d’éloge par rapport à cela. Car la dispute entre Susan et Edward démarre sur le fait qu’elle n’aime pas son livre, qu’elle le considère donc comme un écrivain raté. De ce fait, elle ne l’aime plus. Elle renie sa relation et son amour, comme s’il y avait un sorte de transfert entre l’homme en tant que tel et l’écrivain. Et lorsqu’il revient 19 ans plus tard avec l’épreuve de son livre qu’il lui envoie, c’est à travers cette lecture que son amour pour lui se réveille, reconnaissant du même coup son talent et ses sentiments. C’est quand même très fort comme vision des choses. Susan dit à un moment qu’elle est dans la réalité et lui ne l’est pas (raison pour laquelle elle le quitte), mais n’attend-t-elle pas justement à travers Edward une projection de sa propre vie, comme une petite fille aurait besoin qu’on lui conte une histoire le soir pour l’aider à s’endormir ? D’ailleurs elle ne dort plus… Surement car Susan est tellement ancrée dans sa réalité morne et triste qu’elle n’est même plus en mesure de rêver, de se projeter.

    Bref… C’est un triste tableau, mais c’est aussi la raison pour laquelle ce film est si fort, à condition de le cogiter un peu. Car il nous parle. La scène finale est pour moi affreusement dramatique. Tous les espoirs fondés de revoir l’objet de son obsession détruit par l’absence, par le rendez-vous manqué. Une vengeance cruelle, froide, mais peut-être le seul moment qui rejoint l’ordinaire. Il y a un parallèle entre la réalité et la fiction. La fiction est constamment exagérée pour la rendre plus percutante aux yeux du lecture, alors que dans la réalité, il ne suffit que d’une rupture pour détruire une personne, un lapin pour se venger d’elle. Des petites choses qui font parfois aussi atrocement souffrir que la perte physique d’une personne.

    Bref ! Je pense qu’il y aurait vraiment beaucoup à dire sur ce film et c’est précisément ce que j’aime avec ce genre de cinéma.

    • « La scène d’ouverture avec des corps de femmes obèses. »

      Sans prétendre que l’interprétation qui suit est la même que celle du scénariste, il est intéressant d’analyser la symbolique de ces corps déformés. Ils sont déformés par l’effet du temps et aussi et surtout grandement abîmés par l’avidité. L’avidité a deux manifestations reconnues: l’une se voit par le fait de trop manger en prenant du poids et l’autre est plus subtile, c’est le fait d’accumuler plus de biens que nécessaire.

      On peut supposer raisonnablement que les corps abîmés qui s’agitent ou pas au début du film, peuvent exprimer et de un: l’illusion que l’homme cultive en se dévouant à une femme pour sa beauté temporaire au risque de se perdre en voulant mais ne pouvant jamais la contrôler, et de deux, la réalisation de cette illusion en l’exposant telle qu’elle est sans son masque, des femmes pleines de graisse difformes, abîmées par le temps et l’avidité.

      Ainsi Edward tente d’exorciser son illusion et essaye de reprendre en main sa propre destinée en voulant d’abord tuer Susan d’une façon symbolique dans son livre, mais aussi il tente un peu de l’aider (Susan) à comprendre le mal dont elle souffre. Il ne peut la rejoindre à la fin à cause de cet enfant tué (s’en est trop) et il est obligé de l’abandonner à son sort car le poison de l’avidité est si fortement encré en elle, qu’elle ne peut vraisemblablement pas y renoncer tellement elle a pris gout avant tout au confort matériel.

      En conclusion, Susan est devenue victime et prisonnière de la même angoisse que sa mère, celle d’avoir peur de manquer symbolisée par les femmes en obésité stade 3, et elle le réalise amèrement à la fin mais il est trop tard car il est temps de regretter de n’avoir pas su utiliser au mieux son libre arbitre. Elle ne peut qu’imaginer sans certitude ce qu’aurait pu être leur vie ensemble si elle avait eu foi en leur destinée commune. L’enfant qu’elle portait a été tué et représentait beaucoup pour Edward. Ce dernier n’a pas pu s’empêcher de se venger, preuve qu’il n’est toujours pas guéri de son attachement exagéré pour cette femme fantasmée qu’il rêve de posséder tout comme il rêve qu’elle le comprenne vraiment même si Susan lui dit clairement qu’elle n’est pas du tout la femme parfaite qu’il voit…

  3. Pour moi, le personnage de Tony a une double facette. Il représente Edward mais aussi Susan. Quand il se cache dans le désert, c’est une métaphore de Susan abandonnant Edward et leur enfant (via l’avortement). La lâcheté et la faiblesse de Tony, ce sont clairement des représentations de la personnalité de Susan et de ce qu’elle a fait et qui l’a conduite dans la tristesse où elle est désormais.

    • C’est une vision intéressante, mais pour ma part je pense que le caractère un peu lâche et passif de Tony est plutôt une réflexion sur la façon dont Edward a géré la trahison de Susan. En fait, quand il l’a surprise avec son amant et qu’il a su la vérité au sujet de l’avortement, il n’a rien fait. Je pense que pour cela, il s’en veut et se donne une part de responsabilité dans leurs histoires et dans l’histoire tragique que vit Tony. 🙂

    • Hello Marla,
      j’ai lu ton article… Les références sont très bien vues (notamment celle avec le tableau de Hopper).
      Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’autre fin, cependant, mais ton article soulève une question : lorsque Tom Ford nous montre ce qui se passe dans le roman, est-ce à travers l’imagination de Susan… ou est-ce l’imagination du réalisateur qui traduit le roman pour nous ? Je penche pour la première réponse, et dans ce cas, il va falloir que je le vois à nouveau ce film ^^

      • Ah oui, c’est un film à revoir ! Je l’ai moi-même vu 3 fois (une vraie fanatique 🙂

        Je n’avais pas pensé à une lecture du réalisateur… C’est juste que le plan sur Susan près de se noyer dans sa baignoire me semblait un parallèle avec la mort de Tony dans le roman…

        Merci pour ton papier et à bientôt !

        Marla

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s