[Rattrapage 2016] Mr Wolff, de Gavin O’Connor

mrwolff

Le pitch : Petit génie des mathématiques, Christian Wolff est plus à l’aise avec les chiffres qu’avec les gens. Expert-comptable dans le civil, il travaille en réalité pour plusieurs organisations mafieuses parmi les plus dangereuses au monde. Lorsque la brigade anti-criminalité du ministère des Finances s’intéresse d’un peu trop près à ses affaires, Christian cherche à faire diversion : il accepte de vérifier les comptes d’une entreprise de robotique ayant pignon sur rue. Problème : la comptable de la société a décelé un détournement de fonds de plusieurs millions de dollars. Tandis que Christian épluche les comptes et découvre les rouages de l’escroquerie, les cadavres s’accumulent…

Peu de temps après le discutable Jane Got A Gun, Gavin O’Connor (Warrior, Le Prix de la Loyauté…) se rachète une petite conduite avec un film entraînant et solide, mêlant thriller, espionnage et action. Porté par un Ben Affleck de plus en plus à l’aise quand il doit incarner un personnage mutique, Mr Wolff innove en explorant les rouages de la finance à travers un homme agissant dans l’ombre. Là où d’autres films jouent la carte de l’esbroufe, Gavin O’Connor préfère miser sur une histoire accessible et noyer les détails complexes derrière le caractère mystérieux du personnage principal, à travers des flashbacks sur son enfance et son comportement singulier.
Rapidement, Mr Wolff se désintéresse de ses intrigues policières, pour miser sur du divertissement blindé d’action, entre des scènes de combats bourrins qui dynamise la trame et des pics rythmés, teintés d’un humour pince-sans-rire agréable. En parallèle, Gavin O’Connor retrouve un terrain familier en se recentrant autour de la psychologie d’une cellule familiale bousculée par la différence de l’un d’eux. Quelque part entre un James Bond névrosé et les action heroes à la sauce 90s, le film reste simple et livre une intrigue accessible et linéaire, sans chercher à éblouir, donnant finalement un résultat entraînant qui aide à faire passer la pilule sur une certaine commodité dans le scénario..
Entre testostérones, un scénario solide et une réalisation soignée, Gavin O’Connor ose aussi glisser un message intéressant sur l’autisme, comparant ce qu’on appelle des déficiences mentales à des super capacités, tout en s’interrogeant sur le sujet et les liens du sang. Une sous-intrigue qui sauve l’ensemble du film d’action attendu, tandis que le personnage principal attise la curiosité alors que ses soi-disants problèmes mentaux deviennent finalement sa force. Intéressant.

Au casting, Ben Affleck (Batman V Superman, Gone Girl…) s’offre une pause entre Batman et son prochain film très attendu, Live By Night, à travers un rôle plutôt facile pour lui, qui fait – depuis peu – de son impassibilité controversée (marque de talent ou d’absence de talent ?), un atout. À ses cotés, Anna Kendrick (Pitch Perfect 2, Hors Contrôle…) s’essaie au genre et J.K. Simmons (Zootopie, Terminator: Genisys…) joue les vieux flics aguerri, tandis que Jon Bernthal (Sicario, Daredevil…) joue également en terrain connu. Par contre, les personnages de Cynthia Addai-Robinson (Chicago Med…) et Jeffrey Tambor (Transparent…) n’apportent pas grand-chose à la choucroute.

En conclusion, si on est loin de l’excellent Warrior, Gavin O’Connor livre un film efficace et divertissant. Et si certains voient en Mr Wolff l’occasion de faire un rematch entre un ex-Daredevil et l’actuel Punisher, pourquoi pas ^^ (oui, bon, j’ai un peu spoilé). À voir !

THE ACCOUNTANT

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