[CRITIQUE] Le Cercle – Rings, de F. Javier Gutiérrez

rings

Le pitch : Une jeune femme s’inquiète pour son petit ami lorsqu’ il commence à s’intéresser aux mystères entourant une vidéo censée tuer celui qui la regarde 7 jours après l’avoir visionnée. Elle se sacrifie pour sauver son petit ami et fait alors une terrifiante découverte : il y a « un film dans le film » que personne n’avait encore vu…

Un peu d’histoire pour commencer (et parce qu’il n’y a pas grand chose à dire sur ce nouveau film, en fait, donc à l’image du film : je vais combler un peu pour gagner du temps. Vous allez voir, ça va être fun…) : en 1998, le film japonais Ring de Hideo Nakata sort en catimini, adapté du roman éponyme de Kōji Suzuki, et affole les amateurs du genre (parce que les films d’horreur asiatiques sont souvent les plus flippants, avouons-le). Évidemment, Hollywood refuse d’en perdre une miette et Gore Verbinski se lance dans un remake en 2002, intitulé Le Cercle, avec Naomi Watts – qui était plutôt pas mal – et en 2004, Hideo Nakata décide de reprendre les rennes de son bébé en réalisant la suite Le Cercle 2 – et foire un peu son coup (d’autant plus que les apparitions de créatures asiatiques à longs cheveux noirs étaient vachement en vogue à ce moment-là, exemple : The Grudge). Pour la défense des US, il y a aussi une version sud-coréenne sortie en 1999, Ring Virus, qui est passée sous le radar également.

Le temps passe, les films d’horreur de qualité se font de plus en plus rares, les amateurs de frissons se languissent de leurs cauchemars d’antan et la nostalgie rend les gens plus sentimentaux et crée du culte là où n’y avait, à la base, qu’un film sympatoche mais pas non plus génial. Mais allez, soyons fous : faisons un nouveau remake d’un film qui a bien marché et voici donc Le Cercle – Rings (avec un s, voilà), à mi-chemin entre le reboot et le remake. Oui, c’est un remoot, comme le dernier Blair Witch et un jour, ce terme sera repris par d’autres (j’y crois). Bon OK, c’était pas super fun mais je fais avec ce que j’ai sous la main et là… Bah c’est pas terrible. Du tout.

F. Javier Gutiérrez reprend les bases : une cassette vidéo étrange, un coup de fil, une deadline de 7 jours et les apparitions cauchemardesques de Samara. Avec une intrigue aussi connue, Le Cercle – Rings avait les cartes en main pour créer de l’horreur prémâchée qui, a minima, pourrait ambiancer les plus sensibles d’entre nous avec les artifices usuels et fastoches donc regorgent le cinéma d’horreur à deux balles. Mais nooooooon, F. Javier Gutiérrez se croit plus malin, pique sans gêne (ni génie) le principe du film It Follows (refiler la malédiction à quelqu’un d’autre) et décide d’ignorer les codes les plus basiques. Du coup, dès les dix premières minutes, le ton est donné : il ne se passe rien. Zéro frisson, zero jumpscare, zéro tension, zéro intérêt… Le Cercle – Rings s’enfonce dans une trame d’une nullité telle qu’elle ne parvient même pas à m’étonner, ni même à me décevoir. Certes, je n’attendais rien du film, mais contrairement à un Blair Witch agaçant parce que trop stupide et gonflé aux jumpscares, le film de F. Javier Gutiérrez ne suscite aucun émotion, pas même l’ennui finalement. Les minutes glissent sans faire de remou, tandis que Le Cercle – Rings ressasse une histoire déjà vue, déjà faite au moins trois fois pour nous rabâcher le destin tragique d’une sale gamine contorsionniste et méga rancunière assassinée par sa mère, avant que ses restes soient profanés – oops, spoiler alerte ! On va dire que je vous économise 12 euros.

Au casting, je suis un peu étonnée (et déçue) de voir Vincent D’Onofrio (Les 7 Mercenaires, Jurassic World…) et Johnny Galecki (The Big Bang Theory…) s’afficher dans un navet pareil, qui ne rend pas justice à leurs talents et/ou carrières respectifs. Le reste du casting est composé de jeunes wannabes lisses et sans véritable intérêt, comme Matilda Lutz, Alex Roe (La 5ème Vague…) ou encore Aimee Teegarden (Star Crossed, Scream 4…).

En conclusion, je vais faire simple : c’est nul. Passez votre chemin.

RINGS

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