[CRITIQUE] Outsider, de Philippe Falardeau

L’histoire vraie de Chuck Wepner, négociant en alcools du New Jersey, qui a tenu 15 rounds contre le plus grand boxeur de tous les temps, Mohammed Ali, lors du championnat du monde poids lourds en 1975, avant de finalement s’incliner par K.O. technique. Durant les dix années où il a été boxeur, celui que l’on surnommait « Bayonne Bleeder » a eu 8 fois le nez cassé, a connu 14 défaites, deux K.O., un total de 313 points de suture… et a inspiré le personnage de Rocky Balboa dans la franchise au succès planétaire Rocky.

[CRITIQUE] Les Figures de l’Ombre, de Theodore Melfi

Pétillant et intéressant, Les Figures de l’Ombre dresse le portrait de femmes pionnières dans une Amérique ségrégationniste, avec humour et légèreté malgré ce cadre complexe et l’aspect biopic du film. Si le film n’élude jamais le fait que ses héroïnes sont Noires, Theodore Melfi s’attache surtout à reconnaître l’intelligence de femmes dans un milieu très masculin et sélectif, qui s’inscrit parfaitement dans une époque cloisonnée. Grâce à un trio de choc, Les Figures de l’Ombre évite de s’appesantir sur le racisme latent qui bout en filigrane pour proposer un film, justement, coloré, agréable et nécessaire !

[CRITIQUE] Jackie, de Pablo Larraín

Arrivé à point nommé pour les Oscars, le biopic de Pablo Larraín se penche sur une icône américaine vu sous un angle inédit et portée par une performance formidable de Natalie Portman. Si la réalisation est soignée, oscillant entre la touche historique et l’élégance digne et intemporelle de son personnage charismatique, Jackie manque souvent de dynamisme et laisse surtout un sentiment d’inachevé. J’aurai aimé en savoir plus sur Jacqueline que sur la veuve Kennedy finalement.

[CRITIQUE] Le Fondateur, de John Lee Hancock

Quelle est l’histoire qui se cache derrière le grand M de McDonald’s ? John Lee Hancock lève le voile sur l’histoire peu reluisante, mais ô combien intéressante, du fondateur de la plus célèbre chaîne de fast-food. Le Fondateur érafle la réalité du rêve américain, où l’appel du dollar anéantit tout idéalisme. Michael Keaton excelle et impose un rythme singulier à un film lent au démarrage, mais qui propose une histoire fascinante d’ambition, d’intérêt et de profit. Preuve, s’il en fallait encore une, que pour réussir il ne faut pas avoir d’état d’âme !

[COUP DE CŒUR] La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto

D’une beauté époustouflante et poétique où l’art suscite l’émotion, La Danseuse bouleverse, de son récit fascinant à la sensibilité fragile jusqu’à ses scènes de danse puissantes et une photographie superbe. Pour son premier film, Stéphanie Di Giusto livre une expérience visuelle immersive qui l’emporte sur ses écarts narratifs parfois boiteux. Heureusement, le face-à-face entre Soko,…

[CRITIQUE] Cézanne et Moi, de Danièle Thompson

De beaux décors, des costumes d’époque et un duo d’acteurs reconnus pour leurs talents : le film de Danièle Thompson frôle la perfection au premier coup d’œil… la perfection académique au second. Cézanne Et Moi propose le face-à-face de deux Guillaume pour le prix d’un, qui dissèquent les souvenirs d’une amitié d’artistes, avec la solennité…

[CRITIQUE] Free State Of Jones, de Gary Ross

Pour son nouveau film, Gary Ross nous plonge dans les dessous peu connus de la Guerre de Sécession, à travers un drame à la fois éprouvant et intense. Oui, mais voilà, le mot qui pourrait résumer Free State Of Jones est « trop » : trop d’Histoire, trop de sujets, trop de clichés, trop long, trop d’emphase, trop de flashforwards, trop de dates à retenir et d’annotations à lire… Malgré un ensemble plutôt engageant, entre un casting excellent et une mise en scène superbe (encore une photographie aussi brute que magnifique), Gary Ross livre un film très américain et retrace une période noire (sans jeu de mot :D) de l’Histoire américaine déjà vue trop souvent, remuant les mêmes intrigues sur lesquelles il s’attarde tellement que la véritable évolution des personnages passent finalement à la trappe. Le drame humain est remplacé par les faits historiques, et c’est dommage car en dehors de l’omniprésence de Newton Knight, il est difficile de savoir qui il était vraiment