[CRITIQUE] Live By Night, de Ben Affleck

Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa…

[CRITIQUE] Legend, de Brian Helgeland

Vous savez ce qu’on ressent lorsqu’on voit un de ses acteurs favoris se perdre dans un mauvais film ? De la profonde tristesse. Quand Tom Hardy tient un premier (double) rôle, sa performance est noyée dans un film plat et sans saveur. Le film de Brian Helgeland part dans tous les sens, le scénario est clairement mal écrit et la mise en scène pèche tout du long, si bien qu’on finit par se demander en quoi les frères Kray étaient des Legend au final. Dommage.

[COUP DE CŒUR] La French : Un duo impeccable dans un film excellent

Alors que la French Connection avait déjà inspiré les cinéastes outre-atlantique, il était temps qu’un réalisateur français propose sa propre version. Cédric Jimenez s’impose avec un film absolument magistral, entre polar saisissant et drame mafieux haletant. Intense et captivant, La French frôle la perfection, grâce à un scénario dense et maîtrisé, mené par un duo d’acteurs excellents et une photo vintage à la fois classe et nostalgique. Malgré une caméra-épaule trop instable et des personnages féminins peu exploités, Cédric Jimenez livre un film superbe, rythmé par une tension extrême. Bravo, merci, ENCORE !

Quand Vient La Nuit : Un thriller poisseux et tendu

Lent, maîtrisé et efficace, Quand Vient La Nuit explore les bas-fonds de Brooklyn dans un thriller poisseux et tendu. À travers une intrigue originale au ton faussement détaché, le film Michael R. Roskam fait planer une atmosphère inquiétante et froide autour d’un petit monde trouble sur le point de basculer. L’attente est palpable tandis que Quand Vient La Nuit joue (longtemps) au chat et à la souris, aussi bien avec nos nerfs qu’avec ses personnages pris à la gorge.

Sin City – J’ai Tué Pour Elle : Déjà vu, déjà fait… en mieux

On prend les mêmes et on recommence… ou presque ! 9 ans après le premier film, (ba)Sin City n’a pas pris une ride et nous replonge sans effort dans son univers lugubre et poisseux. Aussi violent que glamour, Robert Rodriguez et Frank Miller signent une suite calquée sur le premier opus, en proposant plusieurs histoires et un univers graphique superbe. Cependant, entre une narration en voix off trop envahissante et des intrigues prévisibles et inégales, Sin City – J’ai Tué Pour Elle manque énormément de rythme et semble souvent trop long et bavard. Là où le premier Sin City avait créé la surprise, Sin City – J’ai Tué Pour Elle arrive bien trop tard et se révèle plutôt décevant, laissant une impression de déjà vu/déjà fait… en mieux.

Gangster Squad : Fun, fun, fun !

Décidément, Ruben Fleischer refuse de faire comme les autres et c’est une bonne nouvelle pour nous. Après l’excellent Bienvenue à Zombieland (2009) où déjà il prenait un malin plaisir à mélanger les genres – humour et horreur, ce réalisateur nous revient avec Gangster Squad, un énorme délire, fun et explosif, alliant violence et glamour dans une Amérique transfigurée des années 40, saupoudrée d’une bonne dose de second degré. Entaché par le drame survenu à Aurora en juillet 2012 (une scène de gunfight dans un cinéma a même été supprimée et remplacée), cette adaptation du livre de Paul Liebermann a souffert d’une mauvaise réception outre-atlantique, car soupçonné de faire l’apologie de la violence. C’est bien dommage qu’ils n’aient pas su voir au-delà, car avec son casting de choc et sa réalisation aussi vivante et originale, Gangster Squad dépoussière le genre qui stagnait depuis Scorsese et Coppola père, et lui donne une nouvelle dimension furieusement badass !