[CRITIQUE] Everything, Everything, de Stella Meghie

Jolie fable estivale et adolescente, Everything, Everything propose une histoire d’amour aux ficelles classiques, mais agréable et parfaitement calibrée pour le public visé. Stella Meghie fait un mélange de musique moderne, de personnages clichés et de décors à la fois uniformes, confortable et dépaysant, le tout vise suffisamment large pour ne laisser personne sur le carreau. Le seul problème, c’est que Everything, Everything fleure bon le réchauffé et le calibrage est bien trop adolescent et naïf pour être réellement appréciable… si on a passé l’âge. N’est pas Nos Étoiles Contraires qui veut !
Saluons au passage qu’il s’agit d’un film tout public qui met en avant un couple mixte. C’est peut-être un détail pour vous, mais… 😉

[COUP DE CŒUR] The Young Lady, de William Oldroyd

Fascinant et troublant, The Young Lady dresse le portrait d’une femme prête à tout par amour dans un film à la beauté saisissante, dans une Angleterre victorienne : aussi rurale et froide, qu’esthétique et protocolaire. William Oldroyd propose l’histoire d’une autre Lady Macbeth, entre passion obsessionnelle et folie dévastatrice, dans une fable maîtrisée et frissonnante.

[CRITIQUE] La Belle et la Bête, de Bill Condon

Les studios Disney revisitent à nouveau un classique animé en version live. La Belle et la Bête se modernise, sans perdre une once de son romantisme indécrottable, associant imageries fantastiques avec des décors et des costumes fabuleux, ainsi que des effets spéciaux sublimes : la fameuse histoire éternelle ne prend effectivement pas une ride ! Drôle et attendrissant à la fois, Bill Condon revisite agréablement et intelligemment le dessin animé, en apportant beaucoup d’humour et d’auto-dérision à travers ses personnages secondaires hilarants – mention spéciale pour Josh Gad qui incarne Le Fou – permettant ainsi d’éviter la contemplation béate, sans pour autant en perdre le caractère romanesque du film. Beau, féerique et enchanteur, La Belle et la Bête est un joli moment à (re)découvrir à tout âge.

[COUP DE CŒUR] La La Land, de Damien Chazelle

Après son carton plein aux Golden Globes, le nouveau film de Damien Chazelle a déjà marqué l’histoire du cinéma. Et pour cause : La La Land est une véritable bulle de bonheur et d’enchantement où le réalisateur allie la simplicité du film romantique moderne à la poésie candide et colorée des comédies musicales des années 50-60. C’est un véritable petit bijou à voir et à écouter, formidablement mis en scène et interprété. Bref, La La Land est un sans-faute. Courrez le voir !

[CRITIQUE] Faut Pas Lui Dire, de Solange Cicurel

Dans cette comédie girly et sucrée, Solange Cicurel observe des portraits de femmes modernes aux prises avec leurs vies sentimentales, entre secrets et quiproquos. Faut Pas Lui Dire a des airs de conte de fées gentillet et agréable, mais attention : l’excès de sucre rend parfois l’ensemble indigeste et le film peut parfois être très gnan-gnan.

[CRITIQUE] Rupture Pour Tous, d’Eric Capitaine

Aux États-Unis, ils ont Hitch, l’expert en séduction. En France, nous avons Mathias, l’expert en rupture amoureuse. Rupture Pour Tous vise la comédie romantique à contre-emploi, clamant que l’amour est mort avec second degré et ironie. Pourtant, le film d’Eric Capitaine se prend rapidement les pieds dans le tapis : misant trop sur son emballage…

[CRITIQUE] Tamara, d’Alexandre Castagnetti

Tamara, 15 ans, complexée par ses rondeurs, décide à son entrée en seconde de se débarrasser de son étiquette de « grosse ». Pour clouer le bec des mauvaises langues, elle fait le pari avec sa meilleure amie de sortir avec le premier garçon qui passera la porte de la classe. Manque de bol, ce garçon s’avère être Diego, le plus beau mec du lycée. Le pari se complique pour Tamara…. Entre les sales coups des garces du lycée, une mère poule, les conseils « drague » de sa petite sœur, Tamara va vivre une année mémorable !