[CRITIQUE] Atomic Blonde, de David Leitch

Action survitaminée et ambiance après-guerre, Atomic Blonde a les atours du film testostéroné classique dont la principale originalité est d’avoir une femme dans le rôle du héros. Dans l’ensemble, le film de David Leitch est plutôt bien fichu car ambitieux et marqué par une réalisation maîtrisée. Mais en y regardant de plus près, Atomic Blonde est surtout desservi par un scénario trop complexe et peu engageant, ce qui rend le film aussi froid que lassant, malgré une surdose d’action explosive et une volonté bien présente de livrer un film cool et une héroïne badass…

[CRITIQUE] The Circle, de James Ponsoldt

Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité tout entière…

[COUP DE CŒUR] Love Hunters, de Ben Young

Australie, été 1987. Un soir, alors que la jeune Vicki Maloney se rend à une soirée, elle est abordée dans la rue par Evelyn et John White, deux trentenaires qui l’invitent chez eux. Sur place, elle comprend qu’elle est tombée dans un piège. Séquestrée, sa seule chance de survie sera d’exploiter les failles du couple…

[CRITIQUE] Baby Driver, d’Edgar Wright

Un nouveau film signé par l’éminent Edgar Wright est toujours attendu avec une excitation plus que fébrile dans les cercles de cinéphiles à tendance geek. Le prodige britannique avait en un seul film imposé son statut de cinéaste incontournable, et chacune de ses suivantes réalisations jouissent de cette aura, malgré leur portée relativement niche. N’ayant jamais goûté au succès populaire et commercial, Edgar Wright était prêt à l’affirmer avec sa collaboration avec les studios Marvel…

[CRITIQUE] Memories of Murder, de Bong Joon-ho

Après une première sortie en 2004 (en France), le premier succès de Bong Joon-ho ressort dans une version remastérisée en 4K. L’occasion de (re)découvrir Memories of Murder, un triller troublant, modelé par des mœurs coréennes archaïques et des policiers dépassés par une enquête sordide. Accessible à la manière d’un Fincher (on reconnait les influences) et pourtant curieux, Memories of Murder déroute autant qu’il fascine. À voir, au moins une fois.

[COUP DE CŒUR] The Last Girl – Celle qui a tous les dons, de Colm McCarthy

The Last Girl – Celle qui a tous les dons est une petite pépite inattendue comme seuls les Britishs ont le secret. Colm McCarthy propose un thriller horrifique novateur, réinventant le film de zombies entre constat amer sur le monde moderne et ambition destructrice pour mieux reconstruire. À la fois violent, touchant et décalé, The Last Girl – Celle qui a tous les dons a surtout celui de rester en tête et d’oser sortir des sentiers battus. Génial !

[CRITIQUE] Free Fire, de Ben Wheatley

Entre tirs croisés, ambiance rétro et punchlines, Ben Wheatley s’essaye au règlement de comptes déjanté, sur les traces d’une rencontre délirante entre un Snatch de Guy Ritchie et un Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. L’exercice de style est intéressant, surtout pour la mise en scène inventive et le casting impeccable (mention spéciale à Armie Hammer, excellent), mais l’ensemble reste finalement vain et peu maîtrisé. Zéro contexte, pas d’intrigue autre que la fusillade, Free Fire est un saut dans le vide sans parachute : frissons garantis au début, puis une chute libre et interminable.