[CRITIQUE] Brimstone, de Martin Koolhoven

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

[CRITIQUE] Les Sept Mercenaires, d’Antoine Fuqua

Halte au western spaghetti ! Si Quentin Tarantino avait ouvert la brèche en 2016 avec Les Huit Salopards, Antoine Fuqua reprend le flambeau avec Les Sept Mercenaires, remake du film de John Sturges (1960). Si le chiffre diminue et que l’ambition n’est pas la même, cette nouvelle version du western modernise les clichés du film…

[CRITIQUE] Comancheria, de David Mackenzie

Bien ficelé et maîtrisé, le film de David Mackenzie mélange les codes de films de braquage et des westerns avec modernisme pour livrer un duel moral intéressant. Comancheria maintient en haleine grâce à un casting impeccable, une photographie parfaite et une bande-originale qui collent à cette ambiance très Far West à l’accent traînant du Sud. Au-delà des habituelles oppositions cowboys vs voleurs ou cowboys vs indiens, David Mackenzie souligne une nouvelle menace plus sournoise sous forme de constat social qui vient donner du poids au film, sans désigner de coupable parmi les portraits humains qu’il dessine. Cependant, si Comancheria reste attractif, l’ensemble manque cruellement de rythme et de dynamisme, ce qui crée pas mal de longueurs et le rend parfois interminable.

[COUP DE CŒUR] The Revenant, d’Alejandro González Iñárritu

Un an après le magnifique Birdman, Alejandro González Iñárritu est de retour avec un western glacé animé par la vengeance et une volonté primitive qui ronge ses héros jusqu’à l’os. Brutal, prenant et sans égal, The Revenant est une œuvre entêtante et charismatique, qui doit beaucoup à la caméra expérimentale et immersive du réalisateur, ainsi qu’à la performance des deux acteurs principaux qui s’affrontent sans répit. Alejandro González Iñárritu offre un récit viscéral, entre l’hommage à un peuple décimé et l’exploration de la nature humaine dans son état le plus brut. Époustouflant.

[CRITIQUE] Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino

Le nouveau film de Quentin Tarantino est long. Très long. Mais c’est aussi une des meilleures histoires qu’il nous a offert depuis quelques temps. Avec Les Huit Salopards, le réalisateur livre un film certes moins graphique et sanglant que les précédents, mais renoue avec son écriture déjantée en créant des personnages savoureux aux dialogues incisifs, enfermés dans un huis-clos théâtral, captivant et tendu. Western fringant et véritable portrait d’une Amérique dérangeante à l’acide, Les Huit Salopards est étonnamment noir et grave, ce qui pourrait en désarçonner plus d’un, mais correspond finalement au cinéma de Tarantino qui, malgré son sens du spectacle, n’a jamais été léger ni superficiel.

Young Ones : Un drame intimiste, brut et envoûtant

Sorti en catimini le 6 août dernier, Young Ones est un petit film indépendant qui cache bien son jeu. Doué d’un scénario captivant et magnifié par un casting brillant, le nouveau film de Jake Paltrow mérite amplement le détour. Dans un triptyque maîtrisé, Young Ones narre le parcours de trois hommes dans un futur proche privé d’eau, chacun animé par un désir de justice. Un film envoûtant, à voir le plus vite possible avant qu’il ne soit déprogrammé !

Lone Ranger : Du déjà-vu agréable et divertissant, mais bien trop long

Objectivement, Lone Ranger – Naissance d’un héros a tout pour plaire. Au-delà du casting attractif, le dernier long-métrage de Gore Verbinski propose une aventure captivante et pleine de rebondissements dans un univers western très plaisant. Encore une fois, le duo Bruckheimer-Verbinski s’unit à merveille pour proposer un divertissement sous contrôle, nous faisant voyager au cœur du film aux premières loges, dans un scénario fourni, rythmé et dynamique. Tout aurait été parfait si seulement Lone Ranger ne donnait pas l’impression d’être un autre Pirates des Caraïbes, ayant lieu cette fois, sur la terre ferme (ou plutôt dans un train en marche). Beaucoup trop long et souvent redondant, en comparaison Lone Ranger manque sacrément de panache et n’arrive pas à surprendre malgré ses efforts. Si Gore Verbinski tient la recette idéale pour réaliser un bon film, il serait peut-être temps de la mettre au goût du jour, plutôt que de nous servir un plat réchauffé.