[RATTRAPAGE 2017] Grave, de Julia Ducournau

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

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[CRITIQUE] The Bachelors, de Kurt Voelker

Simple et classique, si le film de Kurt Voelker ne crée pas la surprise, il offre néanmoins une histoire étoffée et sensible, portée par des portraits attachants. The Bachelors est une tranche de vie autour de la reconstruction et d’un nouveau départ, entre des personnages à la dérive et d’autres qui apparaissent comme une lueur d’espoir. Entre traumatismes et émotions, J.K. Simmons, très juste, livre une performance remarquable et bouleversant.

[VIDÉO] A Ghost Story : Découvrez la bande-annonce

Apparaissant sous un drap blanc, le fantôme d’un homme rend visite à sa femme en deuil dans la maison de banlieue qu’ils partageaient encore récemment, pour y découvrir que dans ce nouvel état spectral, le temps n’a plus d’emprise sur lui. Condamné à ne plus être que simple spectateur de la vie qui fut la sienne, avec la femme qu’il aime, et qui toutes deux lui échappent inéluctablement, le fantôme se laisse entraîner dans un voyage à travers le temps et la mémoire, en proie aux ineffables questionnements de l’existence et à son incommensurabilité.

Réalisé par David Lowery
En salles le 20 décembre 2017
Avec Casey Affleck, Rooney Mara, Carlos Bermudez…

[CRITIQUE] Mary, de Marc Webb

Attendu mais joliment interprété, Mary fait partie de ces films solaires et attendrissants qui savent s’approprier des sentiers, certes, déjà battus maintes fois, mais avec une fraîcheur et un point de vue intéressants, neufs et efficaces. Marc Webb signe une dramédie familiale, entre éducation et ruptures, dans une histoire accessible, mignonne et teintée d’espièglerie mais surtout portée par un sous-texte douloureux qui renforce la sincérité touchante et conquérante du film. Simple mais charmant, Mary réchauffe les cœurs, surtout grâce à la jeune McKenna Grace, une belle découverte.

[CRITIQUE] Les Proies, de Sofia Coppola

Ambiance surannée, lente et portée par un casting excellent : à défaut de faire l’unanimité, Les Proies semble renouer avec le style mélancolique et obsédant de Sofia Coppola à la belle époque. Cependant, malgré une mise en scène remarquable et une immersion savoureuse dans son film intemporel, la réalisatrice se repose trop sur son cadre et ne parvient pas à jouer avec l’ambiguïté de ses personnages, rendant l’ensemble parfois neurasthénique. Si Les Proies ne manque pas de charme, c’est l’intensité qui lui fait défaut.