[CRITIQUE] Marie-Francine, de Valérie Lemercier

Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question…

[CRITIQUE] La Belle et la Bête, de Bill Condon

Les studios Disney revisitent à nouveau un classique animé en version live. La Belle et la Bête se modernise, sans perdre une once de son romantisme indécrottable, associant imageries fantastiques avec des décors et des costumes fabuleux, ainsi que des effets spéciaux sublimes : la fameuse histoire éternelle ne prend effectivement pas une ride ! Drôle et attendrissant à la fois, Bill Condon revisite agréablement et intelligemment le dessin animé, en apportant beaucoup d’humour et d’auto-dérision à travers ses personnages secondaires hilarants – mention spéciale pour Josh Gad qui incarne Le Fou – permettant ainsi d’éviter la contemplation béate, sans pour autant en perdre le caractère romanesque du film. Beau, féerique et enchanteur, La Belle et la Bête est un joli moment à (re)découvrir à tout âge.

[CRITIQUE] Dans La Forêt, de Gilles Marchand

Si Gilles Marchand parvient à entretenir une ambiance mystérieuse et oppressante, c’est probablement le seul véritable atout du film… néanmoins pas suffisant. Dans La Forêt s’éternise autour de la relation inquiétante entre un père étrange et ses fils, au détour d’une balade qui va réveiller des frayeurs tapies dans l’ombre. Contemplatif, le film repose sur des pointes de frissons répétitives mais ne semble proposer aucune direction, comme si Gilles Marchand espérait qu’en restant évasif, le public comblerait les trous de lui-même. Personnellement, je ne suis pas emballée.

[CRITIQUE] Seuls, de David Moreau

Pari ambitieux, Seuls relève un sacré défi en proposant un film de science-fiction adolescent, taillé pour plaire aux plus jeunes et aux amateurs de sagas « young adults ». David Moreau parvient à entretenir un mystère prenant, dans un huis-clos à ciel ouvert qui doit beaucoup à son univers inconnu et angoissant. Cependant, si les lecteurs de la BD auront du mal à reconnaître l’œuvre de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann, Seuls a finalement du mal à convaincre jusqu’au bout, à cause de son casting novice et de sa mise en scène hâtive qui gâche le grand final.

[CRITIQUE] L’Ascension, de Ludovic Bernard

Drôle et attachant, L’Ascension narre une aventure pas banale et euphorisante sur fond de défi amoureux. Ludovic Bernard adapte l’histoire presque vraie d’un banlieusard qui décide de gravir L’Everest d’abord par amour, avant de livrer une jolie leçon de courage et de persévérance. Certes un poil romancé, L’Ascension reste une comédie pleine d’humour, avec un coté immersif captivant à l’enthousiasme communicatif.