[CRITIQUE] Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar, de Joachim Rønning et Espen Sandberg

Le fameux Capitaine Jack Sparrow et son escouade de pirates revanchards sont de retour pour une cinquième aventure Pirates des Caraïbes. Piloté par deux réalisateurs, Joachim Rønning et Espen Sandberg, ce nouvel opus répond aux attentes de la saga, portés par ses personnages atypiques et son effervescence disney-like. Pourtant, si Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar propose une noirceur nouvelle et intéressante à travers le personnage de Salazar (Javier Bardem), la saga semble boucler la boucle avec un film attendu, à l’installation très bavarde et au charme plus nostalgique que novateur. Si les retrouvailles sont efficaces, le film de Joachim Rønning et Espen Sandberg divisera les fans de la première heure et les petits veinards qui découvriront la saga avec cet opus.

[CRITIQUE] Problemos, d’Eric Judor

Jeanne et Victor sont deux jeunes Parisiens de retour de vacances. En chemin, ils font une halte pour saluer leur ami Jean-Paul, sur la prairie où sa communauté a élu résidence. Le groupe lutte contre la construction d’un parc aquatique sur la dernière zone humide de la région, et plus généralement contre la société moderne, la grande Babylone. Séduits par une communauté qui prône le « vivre autrement », où l’individualisme, la technologie et les distinctions de genre sont abolis, Jeanne et Victor acceptent l’invitation qui leur est faite de rester quelques jours. Lorsqu’un beau matin la barrière de CRS qui leur fait face a disparu…la Communauté pense l’avoir emporté sur le monde moderne. Mais le plaisir est de courte durée… à l’exception de leur campement, la population terrestre a été décimée par une terrible pandémie. Ce qui fait du groupe les derniers survivants du monde. Va-t-il falloir se trouver de nouveaux ennemis pour survivre ?

[CRITIQUE] Get Out, de Jordan Peele

Angoissant, malin et étonnant, Get Out est certes précédé par sa réputation outre-atlantique, mais il ne démérite pas. Loin des films d’épouvante classiques, le film de Jordan Peele mêle préjugés et paranoïa dans une rencontre angoissante où l’horreur se niche dans un thriller aux accents hyper réalistes et accessibles. Brillamment écrit, Get Out fait un pied-de-nez savoureux aux clichés, tout en évitant les écueils attendus dans un film aux propos grinçants, animé par une tension prenante et une ambiance savoureusement glaçante. Génial !

[CRITIQUE] Braquage à l’Ancienne, de Zach Braff

Léger et décalé, Braquage à l’Ancienne joue les comédies estivales avant l’heure, avec un casting trois étoiles. Derrière l’humour et les frasques de gangsters débutants, Zach Braff dénonce le système américain qui laisse ses retraités sur la carreau. Si l’ensemble est agréable, Braquage à l’Ancienne compose avec de nombreuses failles, entre manque de crédibilité (allant au-delà de l’âge de ses protagonistes) et de piquant, tout simplement. Braquage à l’Ancienne maîtrise les codes classiques mais de façon impersonnelle – avec un réalisateur comme Zach Braff, c’est plutôt étonnant.

[CRITIQUE] Jour J, de Reem Kherici

Après un premier film drôle, très girly et un peu facile, Reem Kherici se lance un nouveau défi : moins de romcom et plus de rires. Taillé dans la suite de sketchs hilarants alliant une tonalité moderne et accessible à un esprit définitivement féminin, Jour J est un véritable cocktail de bonne humeur, bien rythmé et à la légèreté assumée et même caractéristique. Reem Kherici ose le vaudeville sur grand écran, à travers une comédie surfe peut-être sur une intrigue cousue de fils blancs, oui, mais sacrément efficace et irrésistible. Belle réussite !

[CRITIQUE] Telle Mère, Telle Fille, de Noémie Saglio

Superficiel, hystérique et épuisant, le dernier film tout droit sorti de l’imagination pétrie de clichés de Noémie Saglio persiste à caricaturer les genres, en s’attaquant cette fois aux relations mère-fille à travers leurs grossesses respectives. Dénué d’imagination, Telle Mère, Telle Fille s’étire péniblement à travers les poutres apparentes du scénario à la facilité effarante et aux traits d’humour téléphonés et très peu recherchés. À défaut d’une comédie pétillante, Noémie Saglio sert un film au rabais, globalement peu crédible et à peine sauvé par le charme de Juliette Binoche.

[CRITIQUE] La Belle et la Bête, de Bill Condon

Les studios Disney revisitent à nouveau un classique animé en version live. La Belle et la Bête se modernise, sans perdre une once de son romantisme indécrottable, associant imageries fantastiques avec des décors et des costumes fabuleux, ainsi que des effets spéciaux sublimes : la fameuse histoire éternelle ne prend effectivement pas une ride ! Drôle et attendrissant à la fois, Bill Condon revisite agréablement et intelligemment le dessin animé, en apportant beaucoup d’humour et d’auto-dérision à travers ses personnages secondaires hilarants – mention spéciale pour Josh Gad qui incarne Le Fou – permettant ainsi d’éviter la contemplation béate, sans pour autant en perdre le caractère romanesque du film. Beau, féerique et enchanteur, La Belle et la Bête est un joli moment à (re)découvrir à tout âge.